Toutes les Vérités > Lettre ouverte d'un policier municipal cloué au pilori médiatique

Lettre ouverte d'un policier municipal cloué au pilori médiatique

Publiée le 20/05/2014 |
9759 | 15
Révélée par Ange Bleu |
7

Restez informé !

Recevez quotidiennement
les nouvelles actualités
par e-mail.

Photo de la Vérité
Plusieurs années après mon procès, des détracteurs font resurgir cette affaire à des fins politiques. Toute ma famille en souffre.

En 2009, j’ai été accusé d’agression sexuelle sur ma fille suite à la dénonciation anonyme d’une femme. Au lieu de me signaler à la police, elle a harcelé des associations dont l’association « l’Ange bleu » axée sur la prévention de la maltraitance sexuelle des enfants. Après de nombreux appels téléphoniques de cette femme et son insistance sur le caractère urgent et grave de l’affaire, le bénévole qui assurait la permanence d’écoute durant un voyage à l’étranger de la présidente, finissait par faire un signalement au Parquet sans la moindre vérification des accusations. La présidente de cette association, reconnue par tous pour ses compétences, compte aujourd’hui parmi mes principaux soutiens.

Un mois après cette dénonciation calomnieuse, la justice a diligenté une enquête. Ma garde à vue a été une épreuve indescriptible que je ne peux effacer de ma mémoire. Je ne peux pas oublier non plus les ressentis de ma fille face à ses auditions et les conditions traumatisantes des examens gynécologiques qu’elle a été forcée de subir ainsi que les questions incessantes et éprouvantes des policiers alors qu’elle n’avait que huit ans.
Latifa BENNARI,  présidente de l’association l’Ange Bleu, et mes avocats Maîtres BOUZROU, GRANIER et CHEVRIER,  au vu des éléments du dossier d’instruction, ont donné une autre interprétation de la motivation de ce signalement non fondé et de ce fait m’ont assuré leur soutien dans ce combat. Sans eux, je ne sais pas si j’aurais eu la force de tenir jusqu’à ce jour.

Nous étions convaincus que nous obtiendrions ma relaxe dans cette affaire uniquement étayée par cette dénonciation anonyme dans la mesure où ma fille désignée comme victime conteste depuis le début de cette affaire sans relâche les accusations portées contre moi. Malheureusement, ce ne sera qu’une demi-victoire puisque, fait rarissime, j’ai été condamné mais aucune peine n’a été prononcée contre moi. J’ai été dispensé de peine par la justice. Je n’ai pas de casier judiciaire parce que la justice a reconnu que je ne représentais aucun danger pour personne. Je vis avec mes enfants, dont j’ai été injustement séparé pendant 18 mois durant l’enquête. C’est pourquoi, la présidente de l’association l’Ange Bleu est déterminée à aller jusqu’au bout dans ce combat en saisissant  la Cour européenne des droits de l’homme. C’est un combat qu’elle mène depuis qu’elle a recueilli le témoignage de ma fille et qu’elle mènera jusqu’à ma réhabilitation complète. Mon avocat Maître Emelyne Chevrier se charge des recours juridiques pour assurer la défense de mon honneur et de ma réputation.

Ma famille, mes enfants et moi-même commencions tout juste à renaître de ce malheur qui nous était infligé depuis maintenant cinq ans. Le rebondissement local de cette affaire bouleverse à nouveau notre vie et porte un grand préjudice à ma vie familiale, sociale et professionnelle. Mais c’est visiblement mon poste et mon rôle qui sont visés par les mêmes détracteurs qui utilisent l’arme médiatique afin d’attirer le maximum d’attention et susciter ainsi la psychose parmi les habitants.

Je suis forcé de constater que la chasse aux sorcières est ré-ouverte avec une volonté de nuire à mon avenir et à ma famille en instaurant un climat  de suspicion intolérable et en jetant l’opprobre sur moi. La manipulation des esprits, la circulation de rumeurs en séance publique se font sans se préoccuper de la véracité des faits. Pour mieux atteindre leurs objectifs, les détracteurs en ont appelé à un journal local, puis ont poussé leurs agissements trop loin en diffusant des tracts dans les boites aux lettres des habitants de ma ville : illustration des plus basses méthodes utilisées pour effrayer l’opinion publique.

Un des tracts est rédigé et signé par un policier municipal qui semble découvrir l’affaire et sollicite le retrait de mon agrément « le temps de l’enquête émanant des services de l’Etat ». Il se garde bien de dire que sa compagne de l’époque, policier municipale, était la dénonciatrice des faits mensongers contre moi. Il se garde encore bien de dire qu’il a lui-même été entendu en octobre 2009 par les services de police. Il n’avait alors pas alerté l’opinion sur un quelconque danger ! Une enquête de près de 4 années et une mise hors de cause par les autorités judiciaires qui ne prononce aucune peine ni aucune mention au casier judiciaire, ni aucun retrait d’agrément ne sont-elles donc pas suffisantes à faire taire mes détracteurs, les mêmes depuis la dénonciation initiale ? Je suis policier depuis 25 ans dans ma ville, sans aucun incident.

Ceci est d’autant plus inacceptable que ces thèses mensongères le sont à des fins politiques dans le seul but d’essayer de déstabiliser un maire réélu pour un troisième mandat grâce aux qualités de son travail et  de son bilan. Un maire qui de surcroît lutte contre toute forme de discrimination et dont l’intégrité et le courage sont incontestables. 

Je tiens à préciser que je ne possède aucune étiquette politique et déclare n’avoir aucune affinité particulière avec Monsieur le maire.

Néanmoins, ma famille et moi tenons à lui formuler un profond remerciement pour le soutien et la confiance qu’il nous a témoignés. J’adresse également un remerciement à son Directeur Général des Services et à l’ensemble des personnes qui me connaissent aussi bien professionnellement (hiérarchie directe, élus) que dans ma vie privée et qui m’ont accompagné tout au long de ce pénible combat et ont cru en mon innocence compte tenu des chefs d’accusation dont j’ai fait l’objet de la part de mes détracteurs.

Je ne sais pas si ma famille et moi pourrons oublier ni surmonter cette épreuve. Mais il est intolérable d’accepter que certaines personnes continuent d’utiliser ma famille comme un « bouc émissaire » pour assouvir une ambition politique en se proclamant justicier et porte parole d’une souffrance dont elles n’ont pas même conscience. 

Le mal étant fait, je vais demander ma mobilité en espérant enfin que nous puissions vivre dans la plénitude et le respect de chacun.  

Mes enfants  et moi-même ne souhaitons qu’une seule chose : vivre sereinement et surtout aller de l’avant comme tout un chacun.

De l’intéressé pour la présidente de l’association l’Ange Bleu,

Le Vériteur

Photo du Vériteur

Ange Bleu

L’association « L’Ange Bleu » (A.N.P.I.C.P : Association Nationale de Prévention et d’Information concernant la Pédophilie) a pour but d’organiser une activité nationale pour développer la prévention de la maltraitance sexuelle d’enfants et l’information concernant la pédophilie, en relation avec...
X

Partagez ma Vérité sur :

Restez informé :