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Accouchement : mon obstétricienne a voulu m’imposer une césarienne

Publiée le 18/05/2015 |
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Révélée par GIRONDIAT Anya |
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Mon obstétricienne a tout fait pour me faire accoucher par césarienne. Je la soupçonne de l’avoir fait pour raisons financières.
En 2012, lorsque je suis tombée enceinte, mon obstétricienne a tout fait pour me faire accoucher par césarienne, à grand renfort d’examens complémentaires. Elle a fixé un devis plus de deux fois supérieur au prix d’un accouchement par voie basse.
 
En 2006, je cherchais une spécialiste féminine pour mon suivi gynécologique, j’ai choisi mon obstétricienne parce qu’elle n’était pas loin de chez moi. Tout s’est bien passé jusqu’à ce que je tombe enceinte en 2012. Elle s’occupait du suivi et devais également pratiquer l’accouchement, nous avions un rendez-vous tous les mois.
 
Des examens supplémentaires pour me convaincre de choisir la césarienne
 
Mais, au septième mois, elle a commencé à me trouver en hypertension. Elle m’a envoyée chez une consœur cardiologue qui m’a suivie pendant 24 heures avec un tensiomètre. Le rapport de cette dernière était très positif, ma tension était normale – je me rends compte aujourd’hui qu’une tension trop élevée aurait pu être une bonne raison de me faire accoucher par césarienne.
 
Mon obstétricienne m’a ensuite fait passer un scanner car elle trouvait que la tête de mon bébé était trop grosse par rapport à mon bassin. Quand elle a eu les résultats, elle m’a dit qu’il y avait trop de risques que mon bébé ne passe pas et qu’elle ferait une césarienne. Je n’avais pas envie, je lui ai proposé d’essayer un accouchement par voie basse et de passer immédiatement à la césarienne si ça ne marchait pas, mais elle ne voulait rien entendre ! Elle me disait de ne pas « vivre la césarienne comme un échec : en trente minutes, vous aurez votre bébé dans les bras ! ». Mon mari et moi étions choqués par son discours.
 
Des avis contraires de trois autres professionnels de santé
 
Elle m’a demandé de choisir une date entre le 26 et le 27 octobre, sachant que mon terme était prévu le 8 novembre. Je lui ai répondu le 26 mécaniquement mais j’avais déjà en tête de consulter d’autres obstétriciens. De plus, elle a établi le devis de cette césarienne à 4000 euros en tout (2800 euros pour l’opération, plus l’assistance de deux autres personnes), contre 1800 euros pour un accouchement classique. J’ai commencé à la soupçonner de m’orienter vers ce choix pour des raisons financières.
 
A la clinique où je devais accoucher, la sage-femme qui me faisait les cours de préparation à l’accouchement, et qui connaissait mon obstétricienne, m’a dit qu’elle ne comprenait pas sa décision. Elle lui en a elle-même parlé et m’a discrètement dit qu’elle ne comprenait pas pourquoi elle s’obstinait autant. J’ai donc consulté deux autres gynécologues obstétriciens pour avoir d’autres avis. Les deux s’accordaient à dire que je pouvais accoucher par voie basse.
 
Un accouchement naturel et sans encombre
 
Le 15 octobre au soir, donc près de trois semaines avant la date du terme, j’ai perdu les eaux. En arrivant à la clinique, dans le stress, j’ai donné le nom d’un des deux gynécologues que j’avais consultés et dont je savais qu’il accouchait dans cet établissement. C’est lui qui s’est occupé de moi, j’ai accouché par voie basse et tout s’est passé sans encombre.
 
Si je m’étais laissé faire, j’aurais subi une césarienne, j’aurais dépensé beaucoup plus d’argent et j’aurais sûrement eu plus de séquelles. Je ne suis pas médecin, mais mes amies qui ont eu des césariennes n’ont pas pu marcher pendant trois jours, ont eu une cicatrisation douloureuse et de plusieurs semaines, elles ont eu des douleurs lors des rapports… C’est important de pouvoir y avoir recours en cas de nécessité mais il ne faut pas l’imposer.
 
Aujourd’hui, je me demande si mon obstétricienne faisait systématiquement ce choix pour les patientes de son cabinet. Pour moi, tout s’est bien passé, j’ai accouché par voie basse et j’étais sur pieds le jour même. Mais je ne sais pas ce qui serait arrivé si je n’avais pas réagi. Pour ne pas subir les décisions d’un seul médecin, il est important de demander un deuxième avis lorsqu’on a un doute.
 
Propos recueillis par Marine Périn
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