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La liberté de la recherche scientifique n’est plus respectée

Thème : Recherche, Sciences
Publiée le 07/05/2012 |
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Remettre en question les résultats scientifiques, une mission de chercheur

Tous les candidats à des fonctions politiques nous répètent incessamment l’importance dans le développement national de la RECHERCHE et de l’INNOVATION.

Pourtant, quand la désinformation prend le pas sur la science, bien qu’aucune donnée scientifiquement sérieuse ne conforte les allégations de dangerosité sanitaire de l’alimentation dérivée d’OGM, dans quelques pays de la Communauté Européenne, des moratoires sans fin interdisent encore , même les cultures expérimentales.

Etudier avant, puis surveiller après mise sur le marché est parfaitement légitime. Mais l’honnêteté intellectuelle veut que l’on reconnaisse que les études nombreuses déjà menées. Elles ont mesuré l’impact des plantes transgéniques sur l’environnement, la faune, la microfaune, la flore, les microorganismes du sol, etc.

Surveiller leurs impacts implique que des cultures expérimentales se fassent en champ. Et la loi de toute recherche sérieuse oblige ses acteurs à ne jamais considérer un résultat - même important - comme définitif !

C’est le sens profond de la mission des chercheurs. Soit ils dépendent de ministères publics devant qui ils sont comptables, soit ils sont les employés de grandes industries privées. Les moyens de celles-ci qui commercialisent les produits de leur recherche sont incomparablement plus élevés que ceux des Etats. Les exemples récents de produits défectueux, voire dangereux mis sur le marché dans le secteur pharmaceutique ont conforté à juste titre la méfiance du public. Mais il ne faut pas confondre dangers constatés et dangers potentiels exprimés par la simple méfiance, la peur ou l’ignorance. Celles-ci sont légitimes tant qu’elles n’obèrent pas la liberté, donc le mouvement incoercible de la Recherche. Celle-ci avance en permanence ou elle se sclérose et meurt. Des choix politiques désastreux ont entraîné le découragement des chercheurs et la dilapidation de leurs acquis depuis les années 80.

En France en particulier, un sursaut rapide est nécessaire si la société veut que cette recherche publique puisse assurer la double mission de développement technologique et d’évaluation des biotechnologies vertes (publiques ou privées).

Le Vériteur

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GALLERON-JULIENNE Colette

Universitaire retraitée, docteur d'Etat en Biologie cellulaire et moléculaire.
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