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2014, année la plus chaude depuis qu’on relève les températures

Publiée le 02/02/2015 |
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Révélée par LE PUILL Gérard |
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Nos émissions de gaz à effet de serre continuent de croître. Pourtant, les dirigeants favorisent toujours un modèle économique coûteux en énergie.
En dépit d’un été maussade, l’année 2014 a été la plus chaude depuis qu’on relève les températures en France. En moyenne annuelle, il a fait plus chaud en France en 2014 qu’en 2003, année de canicule estivale. Au niveau planétaire aussi, 2014 a été l’année la plus chaude depuis que l’on relève les températures. Mais, aux Etat Unis, 2014 n’arrive qu’au 18e rang dans ce classement, en raison d’un hiver rigoureux dans certains Etats.
 
A moins d’un an de la conférence de Paris sur le climat, on sait de manière indiscutable que les activités humaines augmentent les émissions de gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement climatique. Les plus fortes émissions proviennent de chauffage des bâtiments et de la circulation des véhicules à moteurs devant l’industrie, l’agriculture arrivant en quatrième position. On sait aussi que ces émissions continuent d’augmenter depuis la conférence de Kyoto en 1997, y compris dans la plupart des pays capitalistes développés, tandis qu’elles explosent dans des pays dits émergents comme la Chine, le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud et quelques autres.
 
Une vision de l’économie incompatible avec l’environnement
 
En dépit de cette réalité, les discours des dirigeants politiques, des économistes et des journalistes économiques reprennent les mêmes idées en boucle sur la politique de l’offre susceptible de relancer la croissance. A la faveur de la baisse du prix du pétrole et de l’euro, ministres, économistes et commentateurs cherchent à deviner si cela se traduira ou non par trois ou quatre dixièmes de point de croissance et s’il faudra utiliser ce bonus pour investir ou se désendetter. Nos penseurs de salon restent encalminés dans le degré zéro de la réflexion prospective. Ils sont engoncés dans un schéma d’attente de sortie de crise par le marché qui n’arrive jamais, d’autant qu’ils continuent parallèlement de préconiser l’austérité pour les salariés et les retraités.
 
La recherche de la croissance par la dérégulation telle que préconisée par la loi Macron illustre cette faillite de la réflexion économique alors qu’il est urgent d’avoir une économie plus stockeuse qu’émettrice de carbone. Gaspilleuse en capital productif, la vision qu’ont nos énarques de l’économie est inadaptée à ce que doivent d’être les systèmes de production du futur, économes en matières premières de toutes sortes et donnant une large place au recyclage de tout ce qui sera recyclable.
 
Une agriculture plus intelligente
 
De ce point de vue, une agriculture conduite de manière intelligente peut contribuer à réduire de manière conséquente nos émissions de gaz à effet de serre. Le semis direct sans labour chaque fois que l’état des sols le permet, les mélanges savants de graminées et de légumineuses dans les prairies, la plantation de haies sur les exploitations agricoles et la culture du bois en agroforesterie pour une utilisation future dans la construction des bâtiments sont autant de puits de carbone qu’il est urgent de mettre en place sans attendre.
 
Mais ces choses-là ne sont pas enseignées à l’ENA !

Le Vériteur

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LE PUILL Gérard

Journaliste et auteur de "Produire mieux pour manger tous d'ici 2050 et bien après". Né en 1941, j'ai quitté l'école à 14 ans pour travailler sur la ferme tenue par mes parents en Bretagne. En 1965, je deviens ouvrier caoutchoutier en banlieue parisienne. L'usine ferme en 1983. La direction d...
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