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Egalité homme-femme : l’éducation comme vecteur de changement

Publiée le 11/08/2014 |
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Aujourd’hui, les enfants non-scolarisés sont majoritairement des filles.
Selon l’UNESCO, elles seraient 36 180 000 dans le monde à être déchues de leur droit à l’éducation.

« Les femmes ne doivent pas aller à l’école, elles deviennent malpolies, elles apprennent à lire et à écrire, et ensuite plus personne ne veut se marier avec elles » « Nous n’avons pas d’argent, j’arrive à peine à payer pour que ton frère étudie. Toi, tu dois t’occuper du troupeau, sinon, comment vas-tu manger ? » Ces citations montrent le peu de valeur accordées aux filles dans les campagnes d’Amérique du Sud, d’Asie et d’Afrique.
 
Dès l’âge de 5 ou 6 ans, elles sont responsables d’emmener les moutons à paître, à 7 ans, elles s’occupent de leurs frères et savent cuisiner. Ainsi, jusqu’à 14-15 ans, elles grandissent en s’occupant de toutes les tâches du foyer. Leur plus petit frère dans les jambes, elles cuisinent, lavent, tissent… se préparent à être femmes au foyer. Et à 15-16 ans, elles se mettent en couple, se retrouvent rapidement enceintes et le cycle recommence.
 
Selon le rapport de suivi de l’UNESCO, il y a 793 millions d’adultes qui ne savent ni lire ni écrire dans le monde, et deux tiers de ces personnes – 508 millions – sont des femmes. Sur les 69 millions de mineurs non- scolarisés, 54% sont des filles. Toutes les sociétés privilégient les hommes en ce qui concerne les opportunités d’éducation. Les disparités entre les sexes observées aujourd’hui dans les niveaux des études et les taux d’alphabétisation sont le résultat de pratiques sociales et éducatives et de critères politiques qui ont façonné le passé.
 
Les engagements internationaux
 
Aujourd’hui, l’alphabétisation de tous reste un échec pour la communauté internationale. Pourtant, la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, la Convention sur les droits de l’enfant de 1989 et le deuxième objectif du millénaire de l’ONU proclament le droit à l’enseignement primaire, gratuit et obligatoire et fixent comme objectif la réduction ou l’éradication de l’analphabétisme d’ici 2015. L’alphabétisation est un droit qui réduit la pauvreté, augmente les opportunités économiques et l’autonomie des femmes, promeut la participation à la vie publique et la conscience de sa propre valeur et améliore les perspectives de vie et la dignité des personnes.
 
A Dakar, en 2000, la communauté internationale s’est engagée à atteindre quatre des objectifs de « l’Education pour tous et toutes » d’ici 2015 : enseignement primaire universel, alphabétisation des adultes, parité et égalité entre les sexes et qualité de l’enseignement grâce à la formation des enseignants. Aujourd’hui, l’UNESCO estime les progrès décevants. Après une décennie de progrès encourageants, le risque est réel de voir s’arrêter les avancées en matières d’éducation. Et, vu l’augmentation de la pauvreté et le ralentissement de la croissance, la situation pourrait même régresser :
  • 62 pays sur 128 ont atteint ou sont sur le point d’atteindre les quatre objectifs de Dakar ;
  • 36 des 128 pays, principalement en Amérique Latine et dans les Caraïbes (seize), en Afrique subsaharienne (huit) et dans les Etats arabes (six), se trouvent à mi-chemin ;
  • 30 pays sur 128, dont 17 en Afrique subsaharienne, ont de faibles résultats avec une scolarisation insuffisante, une qualité d’enseignement médiocre, des disparités entre les sexes et un taux élevé d’analphabétisation chez les adultes.
Les progrès
 
Depuis Dakar en 2000, les  capacités des systèmes éducatifs dans le monde ont plus que doublé (de 647 millions d’étudiants en 1970 à 1,397 million en 2009). Le nombre d’élèves enregistrés est passé de 418 millions à 702 millions dans l’enseignement primaire, de 196 à 531 millions dans le secondaire et de 33 à 164 millions dans le supérieur.
 
Bien que les opportunités éducatives soient en hausse pour les deux sexes, cette avancée est particulièrement notable dans les taux d’inscription et de poursuites d’études des filles, autant dans le primaire et le secondaire que dans l’enseignement supérieur. De plus, les femmes, bien qu’encore défavorisées dans un grand nombre de pays, tendent à observer de meilleurs taux de rétention et à obtenir de meilleurs résultats que les hommes, une fois introduites dans le système éducatif (Atlas mondial de l’égalité des genres dans l’éducation, de l’UNESCO, 2012).
 
Analphabétisme, alphabétisation et scolarisation
 
Les causes de l’analphabétisme dans le monde sont diverses : inégalité entre les sexes dans la société, zones rurales difficiles d’accès, appartenance à certaines ethnies et communautés autochtones, pauvreté, etc. L’alphabétisation est une étape nécessaire vers une meilleure qualité de vie des femmes et des hommes, tout comme un facteur de premier ordre pour le développement humain et social garanti par des engagements internationaux répétés.
 
La féminisation de la pauvreté est un dénominateur commun dans toutes les régions du monde. Les femmes et filles constituent 70% de la population mondiale qui se trouve sous le seuil de pauvreté et leurs conditions d’exclusion sont directement liées à la discrimination de genre, les plus affectées étant les filles et femmes indigènes des zones rurales. Cette situation menace leurs droits, limite leur autonomie et les prive d’opportunité. Elle démontre également que, pour parvenir à garantir les droits des femmes, les politiques en faveur de l’égalité des sexes sont nécessaires.
 
L’analphabétisme conduit aujourd’hui à une plus grande pauvreté, à l’exclusion et à un moindre accès aux opportunités de la vie et aux services basiques. La tendance générale est très claire : plus le produit intérieur brut d’un pays est élevé, plus l’espérance de vie grimpe. L’éducation et la formation des femmes sont nécessaires pour mettre fin aux inégalités et à la discrimination. Les femmes alphabétisées accomplissent des transformations personnelles et sociales : elles voient augmenter leur confiance en elles, connaissent leurs droits et établissent des relations enrichissantes entres elles et leurs communautés.
 
L’action d’Intered
 
La scolarisation des filles a augmenté mais le taux d’abandon de scolarité des filles et des adolescentes est très élevé, notamment à cause des rôles qu’on leur a assignés culturellement, comme des responsabilités domestiques, des grossesses non-désirées, des mariages jeunes, etc. De plus, les filles doivent faire face à des facteurs négatifs comme le traitement discriminatoire, le harcèlement ou les stéréotypes sexistes dans les contenus éducatifs. Le plus grand défi est de réussir à augmenter, en zone rurale, le taux de d’élèves qui terminent leurs études primaires et secondaires. Le genre comme facteur d’exclusion reste manifeste dans les données et maintient les différences entre les hommes et les femmes.
 
Nous travaillons en Bolivie, un projet cofinancé par l’Agence Espagnole de Coopération International pour le Développement (AECID), pour l’éducation basique gratuite de qualité, surtout pour les filles et les femmes indigènes en zones rurales. Nous travaillons également au Guatemala et en République Dominicaine pour l’amélioration de l’éducation des femmes via l’universalisation de l’alphabétisation, dans le cadre du projet « Education pour tous ». En outre, Intered agit directement en Espagne via plusieurs campagnes de sensibilisation comme « Eduquer une femme, c’est éduquer un peuple », « Si la femme avance, le monde avance aussi » et « Bouge-toi pour l’égalité ».


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Retrouvez le texte dans sa version originale

La población no escolarizada viene siendo desproporcionadamente femenina. Millones de niñas quedan excluidas de su derecho de acceso a la educación; según datos de la UNESCO, en el mundo hay 36.180.000 niñas sin escolarizar. Las familias pobres, especialmente de zonas rurales, los roles asignados al género marcan la brecha de la escolarización debido a que son las chicas las que llevan la carga de las tareas domésticas.

Las mujeres no deben ir a la escuela, se vuelven malcriadas, aprenden a leer y a escribir, y después nadie va a querer casarse con ellas

No tenemos plata, apenas estoy consiguiendo para que tu hermano estudie. Tú tienes que pastorear, ¿si no de qué vas a comer?

Estas expresiones nos muestran la poca valoración de las niñas en las zonas rurales de Latinoamérica, Asia y África. Ellas son aptas para el pastoreo, el cuidado de los hermanos menores, las labores de la casa, asumiendo así, prematuramente, pesadas responsabilidades. Desde los 5 y 6 años ya son responsables de llevar a las ovejas a pastar; a los 7 años, ya se quedan al cuidado de sus hermanos y ya saben cocinar. De esta forma, hasta los 14-15 años las niñas viven realizando todas las actividades del hogar. Con su hermanito pequeño en las espaldas cocinan, lavan, tejen… Se preparan para ser amas de casa. Y a los 15 o 16 años tienen pareja, se quedan tempranamente embarazadas y así se reinicia de nuevo el ciclo.

Entre las zonas rurales y urbanas, poblaciones indígenas y étnicas, en mujeres y varones se producen relaciones asimétricas educativas. En el mundo, según el informe de seguimiento de la UNESCO, hay 793 millones de personas adultas que no saben leer ni escribir, de los que dos tercios (508 millones) son mujeres; y 69 millones de menores sin escolarizar, el 54% niñas. Todas las sociedades han venido privilegiando a los varones en cuanto a oportunidades educativas, y las disparidades entre los sexos que hoy se observan en el nivel de estudios y las tasas de alfabetización son producto de las prácticas sociales, educativas y de los criterios políticos que han configurado el pasado.

Los compromisos internacionales

La alfabetización para todas las personas sigue siendo un objetivo incumplido por la comunidad internacional, si no se realizan progresos y la tendencia mundial persiste, se estima que para el 2015 el número de adultos analfabetos se cifrará en unos 710 millones de personas y habrá todavía 56 millones de niños y niñas que no podrán ir a la escuela.

La Declaración Universal de Derechos Humanos de 1948, la Convención sobre los Derechos del Niño, el objetivo 2, de los Objetivos de Desarrollo para el Milenio de la ONU (Naciones Unidas), proclaman el derecho a la enseñanza primaria, gratuita y obligatoria, y fijan como principal meta, la reducción o erradicación del analfabetismo para el 2015, ya que la alfabetización es un derecho que ayuda a reducir la pobreza, aumenta las oportunidades económicas, la autonomía de las mujeres, fomenta la participación en la vida pública, la conciencia de la propia valía, mejora las perspectivas de vida de las personas y su dignidad.

La Comunidad Internacional, en Dakar 2000, se comprometió a cumplir para el 2015, cuatro Objetivos de la “Educación para Todos y Todas”: enseñanza primaria universal, alfabetización de adultos, la paridad e igualdad entre los sexos y la calidad educativa con formación de profesorado. La UNESCO estima que los progresos para alcanzar la alfabetización plena en todo el mundo para el 2015 son decepcionantes, tras un decenio de progresos alentadores, se corre el peligro de que se detengan los avances en educación, e incluso, de que se produzcan retrocesos debido al aumento de la pobreza y la desaceleración del crecimiento económico:

- 62 países de 128 han alcanzado o están a punto de alcanzar los 4 objetivos de Dakar.
- 36 países de 128, pertenecientes en su mayoría a la región de América Latina y el Caribe (16), al África Subsahariana (8) y la región de los Estados Árabes (6), se hallan a mitad de camino del cumplimiento de los 4 objetivos.
- 30 países de 128, de los cuales 17 pertenecen al África Subsahariana, tienen un cumplimiento bajo de los objetivos con escolarización insuficiente, escasa calidad de la enseñanza, disparidades entre los sexos y elevado analfabetismo en adultos.

Progresos

Desde Dakar 2000, se ha multiplicado por más del doble la capacidad de los sistemas educativos del mundo (de 647 millones de estudiantes en 1970 a 1.397 millones en 2009). El número de alumnado matriculado ha pasado de 418 millones a 702 millones en la enseñanza primaria, de 196 a 531 millones en la secundaria y de 33 a 164 millones en la superior. Aunque las oportunidades educativas han ido en aumento para ambos sexos, este avance ha sido notable en las tasas femeninas de acceso y retención en la progresión de las niñas desde la enseñanza primaria hasta la secundaria y niveles superiores; si bien, destaca que la niñas, aunque, en gran número de países y regiones sigan desfavorecidas en el acceso a la educación, tienden a mostrar mayores tasas de permanencia y a obtener mejores resultados que los varones una vez incorporadas al sistema educativo, según señala el “Atlas mundial de la igualdad de género en la educación”, editado por la Unesco en 2012.

Analfabetismo, alfabetización y escolarización

Las causas del analfabetismo en el mundo son muy diversas: desigualdades entre los sexos por la posición de las mujeres y niñas en la sociedad, zonas rurales apartadas, pertenecer a etnias determinadas, comunidades indígenas, la pobreza, etc. La alfabetización es un paso necesario para que mujeres y hombres puedan alcanzar calidad de vida y dignidad, es, además, un factor de primer orden para el desarrollo humano y social, recogido en reiterados compromisos internacionales.

La feminización de la pobreza es un denominador común en todas las regiones del mundo. Mujeres y niñas constituyen el 70% de la población mundial que están bajo los umbrales de la pobreza, y sus condiciones de exclusión, están directamente relacionadas con la discriminación de género, donde las más afectadas son niñas y mujeres indígenas de zonas rurales. Esta situación menoscaba sus derechos y limita su autonomía, restándoles oportunidades y haciendo patente que para lograr un desarrollo sostenible las políticas de género son necesarias para garantizar los derechos de las mujeres.

Las consecuencias del analfabetismo

conducen a una mayor pobreza, a la exclusión, a tener menos oportunidades en la vida y a un menor acceso a los servicios básicos. El patrón general es claro, cuánto más elevado es el PIB (Producto Interior Bruto) de un país, mayor es la esperanza de vida escolar.
La educación y la capacitación de las mujeres es reconocida como una de las estrategias para acabar con las desigualdades y la discriminación. Las mujeres alfabetizadas promueven transformaciones personales y sociales. Incrementan su autoestima, conocen sus derechos, confían en sí mismas y establecen relaciones enriquecedoras para ellas y sus comunidades.

Ha aumentado la escolarización de niñas, pero el abandono del sistema educativo de niñas y adolescentes es muy alto, debido en parte a los roles culturales asignados a ellas, como responsabilidades domésticas, embarazos no deseados, matrimonios a temprana edad, etc. que repercuten en el rendimiento escolar y abandono; además las niñas deben afrontar desventajas como el trato discriminatorio, el acoso o la presencia de estereotipos sexistas en los contenido pedagógicos.El reto más importante es lograr aumentar, en el ámbito rural, la tasa de niñas y niños que finalizan sus estudios tanto de primaria, como secundaria. El género como factor de exclusión queda de manifiesto en los datos de permanencia que continúan mostrando diferencias entre hombres y mujeres.

Las inequidades de género han repercutido severamente en la actuación de la mujer en la sociedad, debido a que las estructuras de la organización social se han encargado de reducir su participación y oprimir su toma de decisiones al impedirle formar parte de las estructuras institucionales de forma activa.
Desde InteRed como ONG de Desarrollo trabajamos, entre otros proyectos, en Bolivia, cofinanciado por la Agencia Española de Cooperación Internacional para el Desarrollo (AECID), en educación básica gratuita, de calidad e inclusiva, especialmente de niñas y mujeres indígenas de zonas rurales; en Guatemala y República Dominicana, financiado por AECID, en la mejora educativa de mujeres a través de la universalización de la alfabetización, en el marco de una “Educación para todos”. Asimismo, InteRed, ha promovido las campañas “Educar a una mujer es educar a un pueblo”, “Si la mujer avanza, el mundo también”, y “Muévete por la Igualdad. Es de justicia”.

Le Vériteur

Photo du Vériteur

InteRed

InteRed est une ONG de développement espagnole qui a été créée en 1992 pour stimuler, à partir de la société civile, un réseau d’échange et de solidarité entre les groupes sociaux, les peuples et les cultures. L’objectif d’InteRed est d’aider à réussir la transformation de la réalité sociale et é...
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