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Veolia dépose plainte contre le film "Water makes money"

Publiée le 07/02/2013 |
18861 | 11 |
Révélée par TOULY Jean-luc |
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Un film qui révèle en plein jour les dérives du commerce de l’eau en France est attaqué en diffamation par Veolia.
Le 14 février 2013 à 13h30 au Palais de Justice à Paris s’ouvrira le procès en diffamation intenté par le groupe Veolia contre le film « Water Makes Money ». Toutefois, seuls la présidente de l’association « La Mare aux canards », distributeur français du film, et moi-même, responsable eau de la Fondation Danielle Mitterrand France Libertés, cadre de Veolia, conseiller régional EELV IdF, coauteur de « L'eau des multinationales, les vérités inavouables » (Fayard 2006) et protagoniste central du film, sont poursuivis. La procédure judiciaire du groupe contre les « vrais » responsables du film « Water Makes Money » – les réalisateurs Leslie Franke et Herdolor Lorenz – s’est en effet brisée contre le fait que la filiale allemande de Veolia a renoncé à déposer une plainte en Allemagne.
 
Le procès débutera par la projection du film. Veolia se dit diffamé par le film et a déposé plainte le 28 septembre 2010. Déjà, avant la première de « Water Makes Money », un risque d’interdiction de la sortie du film via l’obtention d’une ordonnance provisoire existait. L’équipe du film a pallié ce danger en organisant une première simultanée dans 150 villes européennes. Le film a pu atteindre un large public et a été projeté publiquement près de 1 000 fois. ARTE l’a programmé plusieurs fois et une nouvelle diffusion est prévue pour le 12 février prochain, la veille du procès, à 22h35 (rediffusion 21 février 13h55).
 
Veolia n’a pas pu empêcher la diffusion du film et ce sont aujourd’hui « La Mare aux canards », petite association qui n’est pas responsable du contenu du film mais uniquement de sa diffusion en France et évidemment moi-même, leur « whistle-blower » – qui me suis déjà battu dans beaucoup de procès avec mon employeur et les ai tous gagnés – qui sont renvoyés devant le Tribunal correctionnel de Paris.

Lors de l’audience du 14 février 2013, Veolia contestera très probablement mon affirmation selon laquelle le groupe m’avait proposé un million d’euros pour que je renonce à publier mon livre « L'eau des multinationales : Les vérités inavouables ». Les autres passages poursuivis concernent l’utilisation des termes « corruption, opacité, conflits d'intérêt » et nullement les faits apparaissant dans le film.

La loi allemande empêche d’attaquer les protagonistes et le distributeur du film, seuls les réalisateurs pouvant être poursuivis. Or le groupe ne l’ose pas… « La Mare aux canards » et moi sommes en revanche menacés de fortes demandes de dommages et intérêts. Et même si nous sommes relaxés en première instance, un groupe comme Veolia pourrait sans problème poursuivre la procédure à travers toutes les instances possibles.

Pour éviter cela, nous avons besoin entre autres d’un public aussi nombreux que possible !

-        Toute information diffusée dans n’importe quel média, avant ou après le procès, pourra aider.

-        Suivez l’exemple d’ARTE en organisant de nouvelles projections du film à l’occasion du procès : C’est le meilleur signal de discuter le cas pendant la semaine du procès où que ce soit et d’en informer le public.

Contribuez à ce que le procès du film « Water Makes Money » le 14 février se déroule sous la surveillance d’un public le plus important possible : toute l’équipe de « Water Makes Money » vous remercie d’avance.
 
(france-libertes.org
acme-eau.org
youtube.com/watch?v=7wbXe5DQgZQ )
 
Mes 7 témoins et mon avocat W. Bourdon : A. Le Strat, R Avrillier, P. du Fau de Lamothe, G. Amard, M. Poncet-Ramade, E. Darques, C. Mongermont
 
Une enquête sur le processus qui a conduit à l'abandon des régies publiques, encouragé par « le droit d'entrée» : une pratique consistant, pour les opérateurs privés, à mettre à disposition des communes une confortable somme d'argent afin de s'assurer la conversion au modèle du PPP - partenariats public-privé. Ces mariages d'intérêt ne sont pas restés sans conséquences pour les usagers : factures en constante augmentation, canalisations non entretenues, une liste de doléances qui a incité certaines municipalités, comme Paris et Grenoble, à choisir la « recommunalisation ». En France, mais aussi en Allemagne, au Kenya ou au Guatemala, par la voix d'experts, d'élus locaux et de représentants d'associations de consommateurs, ce film alerte sur les dangers liés à l'hégémonie de Veolia et Suez.

L'eau du robinet est-elle une marchandise comme les autres ? Non, répond cette enquête limpide comme de l'eau de roche qui dénonce la privatisation de la gestion du précieux liquide. En France, 80 % de l'approvisionnement en eau est géré par Veolia et Suez - les communes, propriétaires des infrastructures, délèguent l'exploitation aux deux géants du secteur. Or, constatent Leslie Franke et Herdolor Lorenz les deux réalisateurs, ces multinationales transforment les usagers que nous sommes en vaches à lait. Une fois le partenariat décroché, elles augmentent peu à peu les factures tout en réduisant la qualité de l'entretien et du renouvellement des réseaux. Elles chlorent inconsidérément l'eau pour se simplifier la tâche. De plus, continuent les réalisateurs, Veolia et Suez trompent les élus à coups de contrats opaques - voire les corrompent - et pratiquent un lobbying très efficace jusqu'à Bruxelles.

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Le Vériteur

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TOULY Jean-luc

Délégué syndical CGT chez Vivendi/CGE (devenu Veolia), mon groupe lance en 2004 une procédure de licenciement pour déloyauté suite à mes dénonciations des pratiques de mon entreprise. Au chômage, Danielle Mitterrand m'engage dans sa fondation qui lutte pour l'accès à l'eau dans le tiers-monde. Su...
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