Toutes les Vérités > Le maïs : Une plante d'avenir !

Le maïs : Une plante d'avenir !

Publiée le 19/04/2012 |
6854 | 3
Révélée par HUE Jérôme |
Soutenir

Restez informé !

Recevez quotidiennement
les nouvelles actualités
par e-mail.

Photo de la Vérité
Le maïs, l'exemple d'une agriculture propre.

Marseille (Forum mondial de l’eau) mars 2012 Constat de la FAO : en 1900 il fallait 7 hectares de terres cultivées pour nourrir un humain, actuellement nous en sommes à 2,2. En 2050, compte tenu de la population estimée à 9 milliards, des surfaces limitées de terres cultivables, il faudra être capable de nourrir un humain avec 1,6 hectares. Conclusion inoxydable: même en tenant compte que les pertes et gaspillages actuels soient réduits, pour tenir l’objectif de nourrir 9 milliards d’humains en nourriture de qualité et à un prix accessible, l’agriculteur va devoir intensifier ses pratiques et utiliser les techniques les plus modernes pour optimiser sa production.

Mis à part dans quelques chapelles européennes, le leitmotiv général est : intensifier, intensifier et encore intensifier ! Toutefois, la demande sociétale impose une agriculture propre, la plus propre possible, en un mot DURABLE, c’est à dire et au-delà des définitions techniques ou administratives, une agriculture qui valorise tout son potentiel sol et sous-sol, capable de se soucier de la bio-diversité, capable de capter le plus possible de carbone de l’atmosphère et de relâcher de l’oxygène, capable d’entretenir la fertilité du sol en sachant gérer les ressources utilisées et prévenir les risques de pollution: vaste programme tout à fait réalisable et mission exaltante !!!!!!

Une plante est capable de relever le défi : LE MAIS Les situations des potentiels de sol/climat peuvent être très variables (ex : plaines argilo-calcaires nord Europe avec pluviométrie assez régulière vs plaine d’Australie sèche ou Corn Belt arrosé des USA , vallée du Danube très fertile mais sèche en été, etc….). Une étude au cas par cas est indispensable pour chaque région et une standardisation globale impossible et néfaste. Compte tenu de variabilité, de sa physiologie facilitant de travail de sélection génétique, de sa capacité d ‘adaptation, cette plante se cultive sur tous les continents du Danemark au Sénégal, du Canada au Chili, du Népal à l’Afrique du sud, etc.. en tout dans 157 pays. L’agriculteur devra évidemment analyser son sol pour en déterminer le potentiel agronomique et estimer le rendement qu’il pourra en retirer en amenant les nutriments (amendements, engrais) nécessaires à la plante, en la protégeant (désherbage, ravageurs) et avec un état hydrique satisfaisant (arrosage éventuel) dans les moments cruciaux tels que croissance, floraison, grossissement de l épi,…. Il faudra faire un choix de variété en fonction de la nature du sol, du climat, des photopériodes du lieu (nombre d’heures de lumière et de nuit dans une journée), etc… ou aussi un choix de génétique (biotechnologies en général, trans-genèse en particulier) pour des protections de cultures non-chimiques ou pour pouvoir être cultivées dans des sols actuellement incultes parce que trop riches en sel ou bien avec des capacités d’irrigation très limitées, le cas échéant.

Il est à noter que le maïs (y compris le mais irrigué) est une des plantes qui consomment le moins d’eau par kg produit (346 l pour la banane, 460 l pour le mais, 590 l pour le blé et la pomme de terre et 1600 l pour le riz !!). Une autre originalité du maïs (la canne à sucre graminée proche du mais a la même propriété) est d’être en activité photosynthétique jour et nuit. Capter du carbone et relâcher de l’oxygène en permanence fait du mais une plante qui contribue à la lutte contre l’effet de serre, malgré les apports d’azote nécessaires à sa croissance. Le bilan est très positif : A l’hectare, captation de 20 à 30 t de gaz carbonique pour une consommation de 0,7 t (engrais) et dégagement d’oxygène évalué à celui d’une forêt de feuillus d’age moyen et à surface égale. L’ensemble de ces techniques quelles soient traditionnelles ou high-tech, quand elles sont bien utilisées, du maïs en font un élément incontournable de l’agriculture sans dégradation de l’environnement. Les caractéristiques physiologiques (captation de carbone et restitution d’oxygène, valorisation optimale de l’eau, bilan humique positif, facilité de travail génétique, très large diversité des différentes lignées, …) représentent un atout pour l’environnement. Les multiples usages du mais (alimentation humaine, alimentation animale, amidonnerie, lipo-chimie, biocarburants, etc…) en font une matière première indispensable à la communauté humaine actuelle. Alors, STOP à l’idéologie …

Commençons à regarder la réalité en face avec des yeux nouveaux.

Le Vériteur

Photo du Vériteur

HUE Jérôme

Jérôme HUE, 57 ans, agriculteur depuis 1980 ; 1 mandat d'élu local (Carcans) responsable maïs pour la gironde à l'AGPM pendant 9 ans. passions : histoire, lecture, oenophilie, rugby (supporteur Stade Toulousain), sports nautiques.
X

Partagez ma Vérité sur :

Restez informé :