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Notre combat pour récupérer la maison de notre mère

Publiée le 26/03/2014 |
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Révélée par SAISON Juliette |
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Depuis le décès de ma mère, la locataire du logement adjacent occupe illégalement sa maison.
Suite au décès de ma mère, Thérèse Minne, en juillet 2013, sa maison s'est retrouvée vide d'occupants. La locataire de la maison adjacente en a alors profité pour s’y installer en cassant les murs mitoyens et occupe depuis les deux habitations. Ma famille et moi n'avons même pas eu le temps de récupérer tous les souvenirs que nous voulions garder.
 
Notre maison de famille depuis quatre générations
 
Ma mère a hérité de ses parents deux maisons mitoyennes donnant sur deux rues différentes de la commune de Lens : la rue Félix Faure et l’avenue du 4 Septembre. Mon frère et moi avons été élevés dans l’appartement situé au-dessus de l’épicerie-crèmerie que tenait ma mère dans la maison de l’avenue du 4 Septembre. Mes grands-parents vivaient alors dans l’autre maison. Le temps passant, ma mère a fini par s’installer dans la maison située rue Félix Faure, maison qui a vu grandir mes quatre enfants. Quant au commerce de l’avenue du 4 Septembre, ma mère le louait pour compléter sa petite retraite de 400 euros par mois.
 
Une locataire sans scrupules
 
En novembre 2010, une nouvelle locataire est arrivée dans la maison de l’avenue du 4 Septembre. Elle nous a expliqué qu’elle possédait déjà un magasin d’art-récup’ et qu’elle souhaitait en ouvrir un deuxième pour sa fille aînée. Cette locataire a très vite eu des difficultés à régler le loyer de la boutique dont l’ouverture se faisait attendre. En mars 2011, elle s’est installée avec ses deux filles dans l’appartement situé au-dessus du commerce et a fait une demande d’aide au logement auprès de la CAF. En juin 2011, elle a complètement cessé de payer son loyer. Nous avons tenté de régler le conflit à l’amiable, mais toutes nos tentatives se sont soldées par des échecs.
 
Ma mère a donc engagé une procédure d’expulsion, puis l’a abandonnée car elle ne supportait plus le stress causé par sa locataire qui lui faisait peur en tapant dans les murs la nuit, nous harcelait de coups de téléphone et laissait des messages injurieux dans notre boîte aux lettres. À la même époque, la santé de ma mère s’est fortement dégradée. Nous avons alors laissé de côté nos ennuis avec cette locataire pour nous occuper de ma mère et l’aider à vivre le plus longtemps possible dans sa maison. Début 2013, ma mère étant trop fragilisée par la maladie, nous avons dû prendre la douloureuse décision de la placer dans une EHPAD. Le 3 rue Félix Faure, dans lequel j’habitais encore avec mon fils cadet, a alors été mis en vente afin de financer la maison de retraite.
 
Une ouverture dans un mur dissimulée derrière un congélateur
 
En juillet 2013, ma mère est décédée subitement. Nous venions tout juste de trouver un acheteur pour le 3 rue Félix Faure et mon déménagement était prévu fin juillet. Début septembre, alors que nous faisions des cartons dans notre garage, nous nous sommes rendu compte que notre congélateur était légèrement déplacé.
 
En regardant derrière, nous avons remarqué qu’une portion de mur avait été détruite et remplacée par une trappe donnant sur la maison de la locataire de ma mère. Nous avons appelé Police-Secours qui a déclaré ne rien pouvoir faire car notre situation relevait du civil. En attendant d’obtenir des renseignements sur les démarches à engager dans notre cas, nous avons sécurisé l’ouverture comme nous le pouvions. Quelques jours plus tard, la maison de ma mère était barricadée depuis l’intérieur. Impossible d’y entrer.
 
Intervention de la police au 3 rue Félix Faure
 
Certains objets et documents importants ayant été dérobés au 3 rue Félix Faure, nous avons porté plainte pour vol avec effraction. La cellule anti-cambriolage du commissariat de police de Lens est donc intervenue le 16 octobre 2013. Nous avons alors pu récupérer la maison de ma mère et refermer les ouvertures créées dans les murs mitoyens. Malheureusement, moins de quinze jours après la fin de sa garde à vue, la locataire de ma mère a récidivé et nous nous sommes à nouveau retrouvés à la porte de notre maison.
 
Des démarches juridiques longues et onéreuses
 
Nous avons engagé un huissier et un avocat afin de mettre en route deux procédures d’expulsion, une pour la maison louée dont le loyer n’est plus payé et une pour le 3 rue Félix Faure qui est occupé sans droit ni titre. Concernant la maison située avenue du 4 septembre, une audience a eu lieu le 5 mars au tribunal de grande instance de Béthune afin de demander la résiliation du bail, l’expulsion de la locataire et le règlement de plus de 21 000 euros de loyers. La décision de justice devrait être rendue le 2 avril.
 
À côté de ces procédures civiles, une procédure pénale a également été engagée pour vol avec effraction au 3 rue Félix Faure. Le procès devait avoir lieu le 18 mars, mais il a malheureusement été reporté à une date ultérieure que nous ne connaissons pas encore. Suite au squat du 3 rue Félix Faure, sa vente a été annulée et nous n’avons pu payer ni la facture de l’EHPAD, ni les impôts locaux. D’après ce que nous avons compris, de nombreuses étapes seront encore nécessaires avant de pouvoir récupérer notre maison et nous avons peur que nos démarches n’aboutissent pas avant la prochaine trêve hivernale, ce qui nous mettrait dans une situation financière désastreuse.

Une justice trop lente
 
Nous nous heurtons à une justice trop lente et surtout bien trop protectrice envers la locataire de ma mère, dont la malhonnêteté est plus qu’évidente. En effet, cette locataire n’en est pas à sa première procédure d’expulsion et il semblerait qu’elle s’arrange pour ne pas payer les dettes qu’elle accumule. De plus, nous n’en pouvons plus de voir cette femme vivre dans la maison de notre mère en toute impunité. Nous percevons ce squat comme un viol de notre intimité et de nos souvenirs. C’est pourquoi nous avons écrit une pétition sous forme de lettre que nous souhaitons remettre prochainement à notre député, Guy Delcourt. En récoltant de nombreuses signatures, nous espérons que notre situation pourra se régler rapidement. Nous espérons aussi pouvoir aider d’autres personnes qui font face ou auront à faire face à des problèmes similaires aux nôtres.
 
N’hésitez pas à faire un tour sur notre page Facebook « Groupe de soutien à la famille de Thérèse Minne » afin d’avoir plus de détails sur notre histoire, et à signer notre pétition pour que les démarches en cas de squat et de loyers impayés soient simplifiées et raccourcies lorsque la malhonnêteté des personnes mises en cause est flagrante.
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