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Tétraplégique, je me bats pour mon autonomie

Publiée le 19/06/2014 |
37210 | 15 |
Révélée par PARENT Loïc |
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Photo de la Vérité
Tétraplégique depuis un accident du travail, je réclame des indemnités suffisantes et des aides humaines en adéquation avec mon handicap.

Mise à jour du 9 septembre 2014

 
La publication de ma Vérité m’a permis d’être contacté par des journalistes et plusieurs personnes qui souhaitent m’apporter leur aide. J’ai d’abord été interviewé par les journalistes de Radio Plein Air qui ont demandé à la Maison Départementale des Personnes Handicapées de répondre : ils se sont défendus en disant qu’ils allaient continuer de me demander 37 000 euros !
 
De même, la directrice de l’Association des Paralysés de France de Besançon m’a appelée. Elle va me rendre visite pour m’aider dans mes soucis administratifs. Enfin, un ergothérapeute m’a contacté pour me donner plusieurs contacts utiles. Il va me mettre en contact avec de très bons avocats, spécialisés dans les problèmes comme le mien. Je dois leur envoyer un dossier expliquant clairement ma situation : mon accident du travail et mes problèmes avec l’administration. S’ils me disent que mon dossier est plaidable, je n’hésiterai pas à engager de nouvelles démarches pour être enfin indemnisé à hauteur de mon préjudice réel.
 
De son côté, le Conseil général ne renonce pas à me faire rembourser les 37 000 euros. Le Pôle Handicap de Pontarlier m’a encore appelé ce matin pour convenir d’un rendez-vous et mettre en place un plan de remboursement. Je ne sais pas encore comment je vais faire, mais je ne compte pas payer.
 
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Mise à jour du 6 juillet 2014 : mes filles de 14 et 17 ans obligées de me prendre en charge

 
Je suis de retour à la polyclinique de Franche Comté, après quinze jours de souffrance cloué dans mon lit, à me tordre de douleurs sans pouvoir rien avaler. Ce sont mes filles qui se sont occupées de moi et m’ont géré les nuits. Mon médecin traitant, avec l'aide de mes infirmières, a fini par faire entendre au chirurgien que je devais être pris en charge. Il a bataillé quatre jours et a passé des dizaines de coups de téléphones avant de pouvoir me faire admettre en urgence ! Maintenant, j'y suis et j'en repartirai quand j'aurai repris suffisamment de force pour rentrer chez moi dans des conditions normales.
 
Mais il est totalement immoral que ce soit mes filles, de 17 et 14 ans, qui doivent me gérer la nuit. Mon ex-femme ne les a pas prises chez elle pendant quinze jours pour ne pas me laisser seul. Elle craignait que j’aie un souci et que je ne puisse appeler personne à l'aide. C’est aberrant et je ne supporte plus que cela se passe ainsi. Oui, je suis tétraplégique mais ce n'est pas à mes filles d'assumer leur père ! La normalité voudrait que ce soit le contraire et, en tant que père, je ne peux supporter une telle situation.
 
La MDPH me refuse une personne à proximité la nuit
 
La faute à quoi ? A des lois totalement absurdes qui me refusent d'avoir une personne à proximité la nuit en cas de problème. A croire que je ne suis pas assez handicapé ! J'ai une incapacité totale et permanente à plus de 80%. Mais, quand j'ai demandé à la commission de la Maison Départementale des Personnes Handicapées d'avoir une personne de proximité, ils ont refusé sans aucune explication. Je ne sais plus quoi faire. C’est la raison pour laquelle je publie mon histoire : je suis persuadé que je ne suis pas le seul dans ce cas.
 
Je ne supporte plus que mes filles soient obligées de s’occuper de moi comme elles l’ont fait ces quinze derniers jours. C’est inconcevable et totalement immoral, même si elles s’occupent de moi de bon cœur. Il s’agit du métier de certaines personnes et je ne comprends pas pourquoi je n’y ai pas droit. Partagez mon histoire : il faut continuer de dénoncer cette aberration !
 
Merci à tous ceux qui m'aideront et feront bouger les choses pour que ce genre d'injustices ne se reproduisent plus.

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Retrouvez ci-dessous la Vérité de Loïc Parent


Tout a commencé le 5 février 2003. J’étais alors sous-traitant pour France Telecom. Ce jour-là, une tempête de neige avait endommagé plusieurs lignes électriques, j’ai donc été envoyé pour réparer l’une d’elles. Pour ce genre d’opérations, nous aurions dû travailler en binôme mais mon patron a prétexté que nous avions trop de travail. Je suis donc parti seul.
 
J’ai trouvé le poteau de la ligne endommagée et suis monté à l’échelle pour la réparer. C’est à ce moment que le câble a lâché sous le poids de la neige. Son attache m’a pris sous la gorge, m’a brisé les cervicales et m’a éjecté au sol. Je ne pouvais absolument plus bouger. Je suis resté près de deux heures face contre terre, dans la neige, avant que le conducteur d’un chasse neige ne me découvre.
 
A l’hôpital, j’ai été plongé dans un coma artificiel. J’ai passé cinq semaines en réanimation, dont quatre sous respirateur artificiel, puis cinq semaines en neurochirurgie. J’ai respiré grâce à une trachéotomie pendant six semaines et j’ai passé 14 mois, jusqu’en juillet 2004, dans un centre de réadaptation fonctionnelle. Le verdict était clair : j’étais devenu tétraplégique.
 
Des dommages insuffisamment indemnisés
 
L’affaire a été jugée en 2007. La faute inexcusable de mon employeur a été reconnue car je travaillais seul et sa société a été condamnée à me verser 100 000 euros de dommages. A l’époque, je trouvais déjà ces indemnités trop faibles mais l’avocat de la FNATH (Fédération Nationale des Accidentés du Travail et du Handicap) qui me représentait m’a assuré que c’était la plus grosse somme que je pourrais obtenir. J’ai donc fini par accepter… je n’aurais pas dû.
 
Selon mon avocat actuel, les dommages auraient dû se chiffrer à plus d’un million d’euros pour payer les travaux d’accessibilité de ma maison, mes traitements, un véhicule spécialisé, mon fauteuil roulant, etc. J’ai déjà dépensé plus de 70 000 euros en matériel médical : matelas à air, lit double médicalisé, fauteuil roulant verticalisateur, fauteuil manuel, coussins à air, etc. Je dépense également 250 euros par mois pour des soins (pansements et médicaments) qui ne sont pris en charge ni par la Sécurité sociale, ni par la mutuelle.
 
Une législation inégalitaire
 
Il faut s’avoir qu’à l’époque, les accidents du travail étaient beaucoup moins bien indemnisés que ceux du droit commun : tous les préjudices, du travail ou d’agrément par exemple, n’étaient pas pris en compte de la même manière. Le 18 juin 2010, le Conseil Constitutionnel a mis fin à cette inégalité grâce à une Question Prioritaire de Constitutionnalité (n°2010-08). Malheureusement pour moi, la justice ne veut pas revenir sur mon affaire et réévaluer mon préjudice.
 
En 2010, mon avocat a en effet rouvert mon dossier car, en plus d’avoir été mal indemnisé la première fois, j’avais vu mon état s’aggraver. Depuis l’accident, j’ai ainsi eu à subir de nombreuses opérations : au niveau des bras pour pouvoir de nouveau les étendre, du ventre car j’ai eu des problèmes à la vessie, ainsi que cinq interventions pour des escarres. Pourtant, à chaque nouveau procès, l’assurance de mon employeur a refusé d’augmenter le montant des dommages. Aujourd’hui, j’ai besoin d’être davantage indemnisé pour prétendre à une vie normale. Le procès en appel est terminé et il faudrait aller en cassation, mais j’ai déjà dépensé 15 000 euros en frais d’avocat.
 
Une « dette » de 37 000 euros au Conseil général
 
Comme si cela ne suffisait pas, je suis également en contentieux avec le Conseil général de mon département (le Doubs) qui a supprimé mes aides pour mes auxiliaires de vie. En octobre 2013, j’ai en effet reçu la visite d’un employé de la Maison Départementale des Personnes Handicapées qui m’a reproché de ne pas « utiliser » mes aides humaines à bon escient.
 
Je bénéficiais alors de six heures d’accompagnement par jour pour m’aider au lever, faire ma poche, mon lit, la lessive, le ménage, relever le courrier et préparer les repas. Mais, d’après le Conseil général, mes aides n’avaient pas à exécuter ces tâches. Leurs seuls rôles consistaient à l’accompagnement à domicile et au soutien à la personne : bref, à rester sur une chaise ou m’accompagner en promenade.
 
Depuis, toutes mes aides ont été coupées. Et le Conseil général me réclame 37 000 euros de remboursement pour ces heures que j’aurais perçues « en trop » pendant un an et demi (le temps qu’ils auraient mis à me joindre !). Je refuse de payer cette somme.
 
Sans aides depuis novembre 2013
 
Ces derniers mois, je n’ai donc pas bénéficié d’aide du Conseil général. J’ai été obligé d’avancer ces coûts et donc de réduire mes heures d’accompagnement au minimum. Je suis à découvert de plus de 6 000 euros et vais finir par être interdit bancaire.
 
En mars, un conseiller général et une assistance sociale sont revenus me voir pour mettre en place un nouveau programme d’aide humaine. J’ai obtenu 200 heures d’aide par mois, soit environ six heures et demi par jour. J’ai également demandé si les mois que j’avais payés de ma poche allaient m’être remboursés. Ils m’ont assuré que ce serait le cas. Ils étaient censés régulariser ma situation avant fin mai mais aujourd’hui, et depuis novembre 2013, je suis toujours le seul à payer les auxiliaires.

Le 29 septembre 2014 ils m'ont remis en place mes auxiliaires de vie et le Conseil Général du Doubs devait annuler ma dette de 34000€ gracieusement !! Lol après plus d'un an  je viens de recevoir une lettre me demandant de régler cette somme au plus vite !! Ont marche sur la tête dans se pays !! J'ai besoin de mes AVS, sans elles je ne peux rien faire !! Elles sont mes bras, mes jambes et je suis dépendant d'elles !! Je vais être obligé de stopper à nouveau mes AVS. Je ne peux plus faire face, à prêt de 24€ de l'heure il mais impossible de payer !! Comme disait Coluche : "un pour tous, tous pourries" !! Je ne sais vraiment plus quoi faire, je suis abattu et à terre !! Ils vont vraiment finir par tous me tuer !!  


                                         Le  04/07/2016
 
J'AI BESOIN D'AIDE EN URGENCE !!!
 
Bonjour madame, monsieur 
 
Je m'appelle Loïc Parent, j'ai 37 ans et j'ai deux filles de 19 et 16 ans qui vivent avec moi. Je suis tétraplégique depuis 13 ans. S'il vous plaît, prenez le temps de lire mon histoire, j'ai vraiment besoin d'aide. Merci d'avance 
 
Je viens de recevoir une lettre de l'huissier des finances publiques ! Ils m'ont refusé la demande de remise gracieuse que l'on m'avait pourtant promis.  Regarder par vous même cette lettre ! Sérieux je suis effondré...  Pourtant le conseil général devait annuler  ma dette mais ça m'a été refusé sans aucune explication. A ce jour je dois toujours 34570,84€ au conseil général et je n'arrive plus à payer mes AVS. Je dois 15000€ à ELIAD et dans les semaines à venir je serais dans l'obligation d'arrêter mes AVS. Je ne sais pas comment je vais faire et je ne comprends pas. Je suis médusé et je n'en vois pas le bout, je crie, j'appelle à l'aide, j'aimerais que l'ont m'écoute, que l'on prennent conscience de la situation dans laquelle je suis, je suis entrain de boire la tasse. J'ai l'impression d'être un cerf-volant aux milieux d'une tempête. J'ai le sentiment qu'ils veulent tous simplement ma mort, que je coûte trop cher à la société' que je n'ai plus ma place ici bas. Malheureusement je ne suis pas Nabila et je n'intéresse pas la société. Aujourd'hui pour faire le buzz il faut passer dans TPMP ce prendre une claque par Joey Stars et là t'es sur que pendant une semaine toutes la toile en parle. Triste société ont en n'oublie ceux qui réellement sont dans le besoin et que la logique voudrait que ce soit eux qui pour un cour instant fassent le buzz sur la toile. 
 
Alors s'il vous plaît me laisser pas dans cette situation !!! 
Faites tourner, partager partout sur la toile toute autour de vous.
 
MERCI BEAUCOUP !!
 
Si dessous un petit rappel de mon histoire...
Prenez 5min pour le lire. Merci 
 
 
Tétraplégique, je me bats pour mon autonomie
 
 
Tétraplégique depuis un accident du travail, je réclame des indemnités suffisantes et des aides humaines en adéquation avec mon handicap.
 
Tout a commencé le 5 février 2003. J’étais alors sous-traitant pour France Telecom. Ce jour-là, une tempête de neige avait endommagé plusieurs lignes électriques, j’ai donc été envoyé pour réparer l’une d’elles. Pour ce genre d’opérations, nous aurions dû travailler en binôme mais mon patron a prétexté que nous avions trop de travail. Je suis donc parti seul.
 
J’ai trouvé le poteau de la ligne endommagée et suis monté à l’échelle pour la réparer. C’est à ce moment que le câble a lâché sous le poids de la neige. Son attache m’a pris sous la gorge, m’a brisé les cervicales et m’a éjecté au sol. Je ne pouvais absolument plus bouger. Je suis resté près de deux heures face contre terre, dans la neige, avant que le conducteur d’un chasse neige ne me découvre.
 
A l’hôpital, j’ai été plongé dans un coma artificiel. J’ai passé cinq semaines en réanimation, dont quatre sous respirateur artificiel. Pendant un an, j’ai respiré grâce à une trachéotomie et j’ai passé 14 mois, jusqu’en juillet 2004, dans un centre de réadaptation fonctionnelle. Le verdict était clair : j’étais devenu tétraplégique.
 
Des dommages insuffisants
 
L’affaire a été jugée en 2007. La faute inexcusable de mon employeur a été reconnue car je travaillais seul et sa société a été condamnée à me verser 100 000 euros de dommages. A l’époque, je trouvais déjà ces indemnités trop faibles mais l’avocat de la FNAT (Fédération Nationale des Associations Tutélaires) qui me représentait m’a assuré que c’était la plus grosse somme que je pourrais obtenir. J’ai donc fini par accepter… je n’aurais pas dû.
 
Selon mon avocat actuel, les dommages auraient dû se chiffrer à plus d’un million d’euros pour payer les travaux d’accessibilité de ma maison, mes traitements, un véhicule spécialisé, mon fauteuil roulant, etc. J’ai déjà dépensé plus de 70 000 euros en matériel médical : matelas à air, lit double médicalisé, fauteuil roulant verticalisateur, fauteuil manuel, coussins à air, etc. Je dépense également 250 euros par mois pour des soins (pansements et médicaments) qui ne sont pris en charge ni par la Sécurité sociale, ni par la mutuelle.
 
Une législation inégalitaire
 
Il faut s’avoir qu’à l’époque, les accidents du travail étaient beaucoup moins bien indemnisés que ceux du droit commun : tous les préjudices, du travail ou d’agrément par exemple, n’étaient pas pris en compte de la même manière. Le 18 juin 2010, le Conseil Constitutionnel a mis fin à cette inégalité grâce à une Question Prioritaire de Constitutionnalité (n°2010-08). Malheureusement pour moi, la justice ne veut pas revenir sur mon affaire et réévaluer mon préjudice.
 
En 2010, mon avocat a en effet rouvert mon dossier car, en plus d’avoir été mal indemnisé la première fois, j’avais vu mon état s’aggraver. Depuis l’accident, j’ai ainsi eu à subir de nombreuses opérations : au niveau des bras pour pouvoir de nouveau les étendre, du ventre car j’ai eu des problèmes à la vessie, ainsi que cinq interventions pour des escarres. Pourtant, à chaque nouveau procès, l’assurance de mon employeur a refusé d’augmenter le montant des dommages. Aujourd’hui, j’ai besoin d’être davantage indemnisé pour prétendre à une vie normale. Le procès en appel est terminé et il faudrait aller en cassation, mais j’ai déjà dépensé 15 000 euros en frais d’avocat.
 
Une « dette » de 37 570,84€  au Conseil général
 
Comme si cela ne suffisait pas, je suis également en contentieux avec le Conseil général de mon département qui a supprimé mes aides pour mes auxiliaires de vie. En octobre 2013, j’ai en effet reçu la visite d’un employé de la Maison Départementale des Personnes Handicapées qui m’a reproché de ne pas « utiliser » mes aides humaines à bon escient.
 
Ils m'ont dit que mes AVS n'avait pas le droit de :
 
- Faire le ménage 
- Faire la vaisselle 
- Faire la lessive 
- Faire à manger 
- Faire les courses 
- Vider ma poche
 
Leurs seuls rôles consisterait à l’accompagnement à domicile et au soutien à la personne : bref, à rester sur une chaise ou m’accompagner en promenade.
 
Donc à ce jour le Conseil général me réclame 34570,34€ de remboursement pour ces heures que j’aurais perçues « en trop » pendant un an et demi!! (C'est le temps qu’ils auraient mis à me joindre !). 
 
Je refuse de payer cette somme. C'est aberrant et inacceptable !!!
 
Vous pouvez me joindre par :
 
Tel 06-76-38-07-36
Mail : loulouparent@free.fr
 
 
Loïc Parent 
 

 

Le Vériteur

Photo du Vériteur

PARENT Loïc

Je m'appelle Loïc Parent j'habite à Pontarlier dans le Haut Doubs. J'ai deux filles de 14 et 17 ans. Il y a 11 ans j'ai eu un grave accident de travail qui ma laissé tétraplégique. L'affaire à été jugé mais j'ai touché une somme dérisoire 100000€ exactement. A se jour j'ai déjà dépensé 65000 € en...
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