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Philippe El Shennawy libéré !

Thème : Justice, Prison
Publiée le 23/01/2013 |
19948 | 10 |
Révélée par MARIAN Maud |
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Grâce partielle accordée à M. El Shennawy par F. Hollande

Publié le 29/03/2013 | Mis à jour le 29/03/2013
Image principale du rebondissement Le Président HOLLANDE a décidé d'accorder à Philippe EL SHENNAWY une grâce partielle. Cette décision a pour effet de lui permettre de solliciter des juges de l'application des peines l'aménagement de ses condamnations et, notamment, de pouvoir bénéficier d'une mesure de libération conditionnelle.

Son épouse et sa famille souhaite qu'une requête soit présentée ; Philippe EL SHENNAWY quant à lui, a décidé, de reprendre le chemin de l'ascétisme et de se libérer lui-même.

Il a cessé de s'alimenter le 24 mars 2013 non pour signifier son désaccord mais pour reprendre en main son destin que l'espoir l'avait incité à remettre entre les mains du Président de la République.

Après 37 ans de prison, en juillet 2012 Philippe EL SHENNAWY avait décidé de ne plus jouer le jeu du détenu qui, avec son avocat, brandit le Code de procédure pénale pour quémander l'application du droit à son profit. Il avait fait la paix avec lui-même et avec sa vie, et constaté que son seul espace de véritable liberté était de choisir sa mort. Face à une grève de la faim non revendicative, le système était désarmé. Face à l'imminence d'une disparition injuste, de nombreuses personnes se sont mobilisées.

Au long d'un parcours judiciaire et carcéral de 37 années, Philippe EL SHENNAWY a reçu de nombreuses promesses car peu sont restés insensibles à l'iniquité de sa situation. Mais toujours, lorsqu'il aurait pu lui être favorable, le système judiciaire a joué en sa défaveur. Les promesses n'ont jamais été tenues et quelques demies mesures lui ont été accordées, comme pour le maintenir à la frontière entre l'espoir et le désespoir.

Après 85 jours d'ascèse, face aux paroles qui se voulaient rassurantes et à de nouvelles promesses, Philippe EL SHENNAWY avait voulu y croire à nouveau et avait réendossé son habit de détenu pour demander que lui soit accordée une grâce présidentielle afin de recouvrer son entière liberté.

Que lui propose t on aujourd'hui?

Une mesure de libération conditionnelle de 20 ans?

Etre élargi, libéré de prison, dans ces conditions, sous condition, n'est qu'un pis aller. Quelque chose de rassurant pour la société et pour tous ceux qui de bonne foi soutiennent ce détenu.

Mais ce n'est pas la liberté.

Une liberté que Philippe EL SHENNAWY considère mériter après tant d'années derrière les barreaux lui qui, au contraire de nombreux détenus libérés à ce jour, n'a jamais pris une vie.

Car la liberté pour lui ne saurait être conditionnée, elle ne saurait dépendre du bon vouloir d'un juge de l'application des peines et être surveillée par un conseiller d'insertion et de probation. La liberté ne se négocie pas, elle est ou n'est pas. L'expérience de l'arbitraire, Philippe EL SHENNAWY l'a déjà faite, à plus d'une reprise, il sait que l'homme de pouvoir toujours sera tenté de l'exercer abusivement.
Durant 37 ans, Philippe EL SHENNAWY a été vivant, au contraire de nombreux détenus qui mettent leur vie en suspens et cette énergie qui l'a toujours habité l'a poussé à ne rien céder de sa dignité lorsque la vie carcérale le renvoyait à son seul statut de condamné.

Est-ce cela qui seul explique le sort qui lui est réservé?

Qu'importe aujourd'hui la réponse.

Philippe EL SHENNAWY a choisi le chemin de la libération, celle de l'esprit et du corps. Il fait un nouveau chemin, spirituel celui-là. Il rend son costume, il ne joue plus le jeu, il résilie le contrat. 
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