Toutes les Vérités > BURE (Meuse) : CIGéo un projet aussi FLOU que FOU !

BURE (Meuse) : CIGéo un projet aussi FLOU que FOU !

Publiée le 27/08/2012 |
10434 | Réagir |
Révélée par GUERITTE Michel |
2

Restez informé !

Recevez quotidiennement
les nouvelles actualités
par e-mail.

Photo de la Vérité
Enfouir des déchets radioactifs à 500 m sous terre : une folie, un crime contre l"humanité.

L'Etat a décidé d'enfouir les pires déchets nucléaires à 500 m sous terre, à BURE dans la Meuse. c'est le projet CIGéo.

CIGéo un projet aussi FLOU que FOU !

C'est à cette évidente conclusion que l'on arrive lorsqu'on étudie les récentes analyses de Bertrand THUILLIER à partir des dossiers de l'ANDRA Argile 2005 et Argile 2009, ainsi que les résumés des différents rapports de la CNE, la Commission Nationale d’Evaluation des travaux de l’ANDRA..

La CNE a présenté le dernier rapport, le n°5, à LIGNY-en-BARROIS, le 13 mars 2012, lors d'une Assemblée générale du CLIS de BURE. (Comité Local d’information et de Suivi) Au cours de cette présentation, les membres de la CNE répètent plusieurs fois que le le projet CIGéo est FLOU, alors que comme d'habitude l'ANDRA clame partout que la CNE apprécie les travaux de l'ANDRA.

- FLOU dans le dimensionnement de l’entreposage.

S’agit-il d’un entreposage tampon ou d’un entreposage relais des actuels entreposages sur site ? – Fabrice BOISSIER de l’ANDRA a déclaré le 4 juillet 2012 que nous aurons la réponse dans le dossier de 2013 !

Mensonge potentiel : l’ANDRA affirme pouvoir descendre 6 colis par jour, et recevoir 2 trains de 10 wagons par semaine. Par soustraction, ça fait 3 000 colis qui vont rester en surface… Et il est clairement écrit dans les dossiers de l'ANDRA que ces entrepôts doivent prendre le relais des entreposages qui deviendraient trop petits, vieillissants ou défaillants, construits sur les sites de production, à Marcoule, Cadarache ou La Hague. L'acheminement par voie ferrée est le premier défi : au vu des volumes annoncés de déchets radioactifs HA et MA-VL, il va arriver dans le futur terminal de BURE ou dans les futures gares de Bure-Gondrecourt, Joinville, Bar-le-Duc... pas moins de 10 000 trains de 10 wagons, type CASTOR, vous savez, ceux dont on a beaucoup parlé récemment (La Hague - Gorleben ), soit un convoi incroyable de 2 200 km de long ! Information confirmée par l'ANDRA le 15 mai dernier. Dans le Journal de la Haute-Marne du 17 janvier 2012, la CCCI et le Medef de la Haute-Marne se réjouissaient de la construction de voies ferrées en Meuse et Haute-Marne, mais c'est pour transporter essentiellement des poisons radioactifs, pas des passagers…

- FLOU dans la qualité des colis : contamination surfacique hors norme, colis abimé…

- FLOU dans le contenu des colis : le dernier inventaire a montré qu’on ne connaît pas le contenu de 40 000 d’entre eux. De plus, Jean-Louis CANOVA, président du CLIS de BURE, s’inquiète de la possibilité de voir arriver à BURE le MOX et les combustibles usés…

- FLOU dans la technique de creusement des galeries et alvéoles : problèmes de tunneliers…

- FLOU dans la technique des machines de transferts automatiques de la double descenderie…

- FLOU dans la technique de scellement des alvéoles. Aujourd’hui l’ANDRA ne sait pas réaliser un scellement. Pour la CNE, le scellement serait le problème le moins bien traité. Certes l’ANDRA a un siècle pour apprendre...

- FLOU dans la signification de la réversibilité, qui évolue au fil du temps, et que l’ASN pourrait même interdire, si cette réversibilité nuisait trop à la sûreté…

- FLOU dans la conception globale de l’entreposage… Une véritable usine à gaz…radioactifs !

- FLOU dans le calendrier : pourquoi cette précipitation ? Alors que les colis, eux, ne demandent qu’à refroidir en surface…

Voilà pour le FLOU !

Pour le FOU :

- FOU d’enfouir dans des alvéoles fermées des colis qui crachent de l’hydrogène. Pendant 100 ans, d’énormes ventilations (doublées) rejetteront en surface des gaz radioactifs et de l’hydrogène, avec un risque avéré d’incendie et d’explosion. En effet le Dossier Argile de 2005 de l’ANDRA rappelait qu’en cas de dépassement de plus de 4% d’hydrogène dans tout espace incorrectement ventilé (alvéole et galerie), la moindre étincelle peut produire une explosion, suivie d’un incendie. Or, l’ANDRA annonce une production d’un million de litres d’hydrogène par an, un tel volume interdit tout arrêt pendant plus de 6 jours (selon la CNE) ou de 10 jours (selon l'ANDRA), de l’énorme ventilation envisagée (500 m3 par seconde) ; et ceci doit tenir un siècle ! Quel expert peut le garantir ? Cela ressemble bigrement aux problèmes des centrales nucléaires : il ne faut pas de pannes d'électricité et pas de groupes électrogènes de secours défaillants... De plus, parmi ces déchets on dénombre 10 000 tonnes d’enrobés bitumineux auto-inflammables à 350°C. Quels pompiers iraient éteindre un incendie de bitume radioactif, à 500 m sous terre et sans utiliser d'eau (parce que l'eau est l'ennemie du stockage) ? Les conséquences d’un incendie seraient catastrophiques : fragilisation des structures en béton, suppression du confinement des radioéléments, contamination des galeries d’accès... Fermeture immédiate du site...Voire remontée des colis...

- FOU d’imaginer qu’une double ventilation supprimera le risque. Et tous ces gaz radioactifs qui vont aller directement dans les poumons des riverains. « Pas plus de rejets que le centième de La Hague, soit pas plus qu’une centrale à charbon », dit la CNE. « Pas plus que la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine », dit L’ANDRA !

- FOU d’imaginer remonter les colis, en cas de problème (incendie, accident de criticité, inondation), à la même vitesse que celle de la descente. Au pire : un siècle pour les enfouir, et un siècle pour les remonter. Dans quel état seront-ils ? Où les stocker en surface ? Et qui paiera ? - FOU d’oublier le risque de criticité. C’est le risque de déclencher une réaction en chaîne de fission incontrôlée. La masse critique d'un matériau fissile est la quantité de ce matériau nécessaire au déclenchement d'une réaction en chaîne de fission nucléaire. En effet les quantités présentes de Plutonium 239 sont très importantes. Et en plus l’eau aggrave ce risque. : En effet, "la présence d'eau, qui atténue l'énergie des neutrons et ralentit leur vitesse, les rend plus réactifs vis-à-vis des matières fissiles et a pour effet d'augmenter la réactivité du système". Et n'oublions pas tous les risques pour le personnel... L’ANDRA a étudié, mais séparément, tous ces risques et pour chacun d’eux a trouvé une "parade". La difficulté vient de leurs combinaisons éventuelles. Peut-on réellement calculer tous ces risques ? Peut-on faire confiance en des modèles mathématiques imaginés par des étudiants de grandes écoles partenaires de l'Andra ?  Si un accident se produisait, les dommages pour les populations et l’environnement seraient considérables.  En cas d'incendie on se retrouverait dans une configuration voisine de celle de Tchernobyl. En cas d'explosion, on se retrouverait à Fukushima.

- FOU d’attendre les réponses à toutes les questions qu’on se pose sur tout ce qui pourrait arriver durant le siècle d’exploitation.

- FOU de savoir que l’ANDRA parie ensuite sur la Nature pour confiner cette incroyable concentration de radioactivité. Sûr : il n’y aura aucun séisme, aucun mouvement de terrain, aucune faille, aucune infiltration d’eau. Rien ne remontera à la surface durant l’éternité !

- FOU d’arriver à un coût total toujours aussi FLOU, de 15 à 30 milliards d’euros selon la CNE. Voire 45 milliards. Et cette estimation ne prend pas en compte une éventuelle récupération des colis. C’est une dépense d’un million d’euros par jour pendant un siècle !

CIGéo un projet aussi FLOU que FOU !

Un projet dont il faut empêcher la réalisation.

 

 

Suivez l’actualité de ma Vérité grâce aux rebondissements

Le Vériteur

Photo du Vériteur

GUERITTE Michel

Michel GUERITTE, est né à 5 km de Soulaines, à Ville-sur-Terre (130 h). En 2005, après quarante années dans la communication, inquiet du trop grand nombre de malformations congénitales, de pathologies de la thyroïde, de cancers, dans sa propre famille, dans son village natal et dans les villages ...
X

Partagez ma Vérité sur :

Restez informé :