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L’accouchement sous X : un acte discriminatoire ?

Publiée le 21/12/2012 |
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Révélée par MNDA |
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L'accouchement sous X ou le poids du secret : comment concilier droit de l'enfant et droit de la femme dans ce cas ?
L’accouchement sous X est un acte discriminatoire et indigne de notre pays.

Il est utile de rappler que l’accouchement dans l’anonymat existe depuis la Révolution Française, la Convention ayant voté un décret-loi à ce sujet le 28 juin 1793 (lui-même repris par un décret-loi du Gouvernement de Vichy le 2 septembre 1941).

Cette condition de naissance ne protège ni la mère, ni l’enfant, parce qu’elle impose l’anonymat absolu.

Il s’agit d’une lâcheté législative qui pénalise des enfants qui n’ont pas demandé à naître.

Cette lâcheté peut déteindre sur la mère, voire le père qui abandonne sous X, alors qu’il n’y a aucune relation de principe entre le fait de ne pas aimer ou élever un enfant et le fait de le priver de ses origines, mais des lobbies divers l’exigent (avec la caution de l’Etat).

Pour le remplacement de « l’accouchement dans l’anonymat » en « accouchement dans le secret » : un mot changé, ce sont des vies transformées.

Le remplacement de l’accouchement sous X par l’accouchement dans le secret permettrait de :

-          Respecter la femme qui met au monde un enfant, lui rendre sa dignité d’adulte, au lieu de la dégrader, de la nier et de l’humilier en l’obligeant à faire comme si elle n’avait jamais accouché, ce qui est une fiction très dangereuse car incompatible avec la reconstruction de la femme après son accouchement et dans sa vie future, tout en lui donnant la liberté de ne pas élever son enfant, sans culpabilité ni honte ;
 
-          Aider la jeune mère qui n’élèvera pas l’enfant qu’elle a mis au monde, à se reconstruire, l’aider à accepter la réalité de la vie et libérer sa parole au lieu de  l’aliéner dans son secret sa vie durant ;
 
-          Respecter l’enfant né, dans son droit fondamental et son besoin vital pour sa construction, d’avoir une identité psychique composée d’une filiation biologique et d’une filiation adoptive, qui se conjuguent sans s’opposer.

Après le droit des femmes à accoucher sous X, que vienne le droit des femmes à accoucher, dans la dignité de leur identité, dans la discrétion, dans le respect dû à leur enfant, dans la liberté de ne pas élever son enfant.
 

Le Vériteur

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MNDA

Créée en 1990 suite aux difficultés rencontrées Georgina SOUTY-BAUM, sa fondatrice, dans la recherche de ses propres origines, le Mouvement National pour le Droit d’Accès aux Origines Familiales milite auprès de l’opinion publique, des milieux associatifs et professionnels, et des instances gouve...
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