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Location estivale : comment le bailleur abuse des locataires

Thème : Logement, Arnaque
Publiée le 26/09/2013 |
9515 | 7
Révélée par JEANJEAN Nicolas |
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Photo de la Vérité
La caution versée pour notre location estivale a été encaissée de manière abusive et nous n'avons aucun moyen de nous retourner contre la propriétaire.
Cet été, mes amis et moi-même avons décidé de louer une maison dans un coin sympathique de la France : à Puy l'Evêque dans le département du Lot. Après quelques recherches, nous trouvons sur le Bon Coin une annonce correspondant à notre souhait, une maison avec piscine pour une dizaine de jours. Nous prenons contact avec la propriétaire, convenons de la période de location et entamons les démarches classiques d'une location estivale : contrat de location, envoi de 50% du montant de la location, etc.
 
Nous arrivons sur place le jour où notre location commence. Deux chèques sont établis : un premier, obligatoire, de 100 euros pour le ménage et un second de 1 000 euros pour la caution. Nous sommes reçus par « la femme de ménage », la propriétaire n'étant pas disponible pour nous recevoir. Après un rapide état des lieux oral, nous constatons certains disfonctionnements : lampes qui ne marchent pas et toilettes condamnées suite au précédent locataire. Nous faisons remarquer que nous aurions aimé pouvoir jouir de la totalité des fonctionnalités de la maison. La réponse de la « femme de ménage » est sans appel : les réparations ne sont pas d'actualité du fait de la non-disponibilité d'un électricien pour les ampoules ou d'un plombier pour les sanitaires. De plus, le délai d'intervention de ces techniciens dépassant notre durée de location, il n'est pas possible de profiter de ces fonctionnalités durant notre séjour.
 
Un séjour marqué par plusieurs désagréments
 
Pendant notre séjour, nous rencontrons plusieurs désagréments. Nous sollicitons tout d’abord la « femme de ménage » concernant un souci d'électricité : certains interrupteurs ne fonctionnent plus et le tableau électrique se situe dans les sanitaires condamnés. Elle se déplace et nous confirme ne rien pouvoir faire. Durant cette période, nous connaissons également une tempête importante qui engendre la dégradation du parasol. Nous faisons part de cette information à la propriétaire qui nous répond, je cite, « Merci de votre appel, je ne vous en tiendrai pas rigueur ».
 
La fin du séjour arrive. Au moment de l'état des lieux de sortie, oral également, une nouvelle personne vient et se présente comme une amie de la propriétaire. La seule chose constatée est alors la dégradation de la protection de la piscine par la « femme de ménage » lors de l'ouverture. L'état des lieux terminé, nous demandons la restitution de notre chèque de caution de 1 000 euros. A notre grande surprise, on nous répond que notre chèque est à Paris, chez la propriétaire, et qu'il nous sera bientôt renvoyé.
 
Notre chèque de caution encaissé sans aucun justificatif
 
Une vingtaine de jours plus tard, à notre grande surprise, le chèque de caution est encaissé en totalité. Nous recevons alors un recommandé avec accusé de réception énumérant les dégâts qui nous sont reprochés :
  • des matelas ont été tachés. Bien entendu, nous avions pris nos draps et bizarrement ceux-ci ne montrent aucune tache ;
  • la maison était dans un état de délabrement tel qu’il a nécessité une dizaine d'heures de ménage en plus des 100 euros que nous avions payés. Mais aucune facture justificative ne nous est adressée ;
  • les toilettes du second étage ont été endommagées et sont désormais inutilisables. Lors de l’état des lieux de sortie, aucune remarque particulière ne nous a été faite ;
  • le frigo n’a pas été vidé, le lave-vaisselle était rempli de vaisselle sale. Nous avions vidé le frigo et lancé le lave-vaisselle juste avant notre départ ;
  • le parasol a été cassé… ce que nous avions signalé à la propriétaire ;
  • le « liner » de la piscine était endommagé. Aucune constatation n’a été faite lors de l’état des lieux.
Convocation d’expert
 
Nous avons fait appel à un avocat concernant les faits reprochés. Il a adressé un courrier, avec accusé de réception, à la propriétaire. Nous y réfutons l’ensemble des faits reprochés et demandons un chiffrage complet des dégâts et matériels abimés ainsi que les justificatifs de ceux-ci : factures de ménage, rapport d’assurance pour le « liner » de la piscine, facture pour le changement de la cuvette des toilettes, etc. A ce jour, aucun de ces éléments ne nous a été fournis.
 
Nous avons également reçu une convocation d’expert pour le 15 octobre pour le « liner » de la piscine. Si nous ne dépêchons pas d’expert, nous nous exposons à un rapport de l'expert de la propriétaire sans contre-analyse. Et, en fonction de ses conclusions, nous pouvons être condamnés à payer une amende encore supérieure à notre caution !
 
Escroquerie et mauvaise foi : la situation est bloquée
 
Pour rappel, il s’agissait de la première année où cette maison était louée… Pourtant, le précédent locataire aurait cassé le frigo et les premiers sanitaires. Nous n’avons pas eu d’état des lieux « papier » d’entrée et de sortie et nos assurances civiles ne sont pas prises en compte à partir du moment où un contrat de location est signé.
 
Nous sommes aujourd’hui au cœur d’une situation ubuesque, où nous n’avons aucun moyen légal de récupérer notre caution. Le fait de ne pas avoir fait d’état des lieux écrits d’entrée et de sortie nous enlève tout recourt possible par rapport aux accusations infondées dont nous sommes victimes.
 
Aujourd’hui, nous avons deux choix possibles :
  • attaquer la propriétaire au civil pour escroquerie ;
  • ne rien faire et donc s’exposer à des poursuites.
Je sollicite l’aide de maVéritésur pour mettre en garde les futurs locataires saisonniers mais également pour recevoir des conseils ou des avis sur des litiges de cette nature.
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