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Hitler, le dictateur qui se levait à onze heures

Publiée le 18/06/2014 |
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Révélée par LEFORT MD Paul |
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Dans son livre « L’escroc », Paul Lefort dresse le portrait d’Hitler à travers le prisme de la psychiatrie moderne.
L’arrivée d’Hitler dans l’Histoire fut à l’origine du dérapage humain le plus désastreux de tous les temps. Il déclencha un conflit à l’échelle planétaire qui coûta à l’humanité plus de 50 millions de victimes. Il amena des millions de citoyens allemands à participer à une entreprise d’extermination programmée à une échelle jamais vue auparavant. Il détruisit l’Allemagne et une partie de l’Europe, il força le déplacement de populations de 30 millions de personnes et il modifia l’équilibre géopolitique mondial. Le plus étrange est que cet homme sans aucune formation politique, artiste de profession et habitué des soupes populaires, vivant sous la dépendance financière de sa mère semblait destiné à une vie terne, effacée et anonyme.
 
Ce destin exceptionnel soulève aujourd’hui encore les mêmes questions inlassables : comment et pourquoi tous ces événements ont-ils pu être possibles ? Ron Rosenbaum écrivait dans Pourquoi Hitler ? : « La profondeur et l’extrémité du désespoir que j’ai rencontré dans mes entretiens avec les biographes de Hitler ont été l’une des plus étonnantes découvertes qu’il m’ait été donné de faire en écrivant ce livre. J’avais eu un avant-goût de ce que l’on peut appeler le premier degré du désespoir, ou l’absence de preuves tangibles, à travers les déclarations inattendues de plusieurs autorités sur le sujet, comme Alan Bullock et H.R. Trevor-Roper. Cinquante ans après, affirme Trevor-Roper, Adolf Hitler “demeure un effrayant mystère”. Et un demi-siècle plus tard, Alan Bullock ne peut que confesser : “Plus j’en apprends sur lui et moins je comprends. » Alvin Rosenfeld, spécialiste des études juives, est encore plus catégorique : « Aucune représentation d’Adolf Hitler n’a, semble-t-il, été capable de montrer l’homme ou de l’expliquer de manière satisfaisante ” ». La difficulté à donner un sens à ces événements provient en grande partie de la complexité des facteurs en cause qui mettent en jeu simultanément des éléments historiques, psychologiques, psychiatriques, sociaux, politiques et économiques.
 
La santé mentale d’Hitler
 
Cette question est fondamentale : Hitler était-il porteur d’un trouble mental ou était-il sain d’esprit ? Dès son jeune âge, il apparaît comme un enfant brouillon et entêté, ne consacrant son attention qu’à ce qui l’intéresse et peu enclin à assumer ses responsabilités. Il ne réussit pas même à obtenir son diplôme d’études secondaires. Après son refus d’admission à l’école des Beaux-Arts, il ne trouva jamais d’emploi stable et il vécut au crochet de sa mère.
 
Il admirait l’influence de la minorité allemande en Autriche et il acquit ainsi la conviction inébranlable de la supériorité de la race aryenne. Fasciné par la guerre, il se sentait investi de la mission de livrer une guerre sans merci pour asservir l’Europe à la race aryenne dans un Reich qui devait durer mille ans. Vers la même époque, un courant antihumaniste apparaissait dans la littérature et prétendait que les hommes étaient soumis aux mêmes lois que les animaux, établissant ainsi le principe attribuant aux plus forts tous les droits.
 
Il existe relativement peu d’ouvrages traçant un portrait de la santé mentale du Führer. Plusieurs opinions divergentes ont été émises, qualifiant Hitler de malade mental ou lui attribuant un trouble de personnalité alors que d’autres affirment qu’il ne présentait aucune problématique mentale.
 
Les données historiques ne montrent aucune brisure dans son niveau de fonctionnement durant sa vie publique, ce qui supporte l’hypothèse d’une absence de trouble mental. Par contre, il faisait preuve d’une mégalomanie sans borne dans sa conviction d’être le porteur d’une mission divine et dans ses relations avec ses collaborateurs, chez qui il ne tolérait aucun désaccord. Il se qualifie clairement pour un diagnostic de trouble de personnalité narcissique. D’autre part, le mépris qu’Hitler démontrait devant les valeurs permettant des rapports harmonieux entre les personnes comme l’honnêteté, la sincérité et le respect de ses engagements ainsi que son choix explicite pour le mensonge et la tromperie le qualifient pour un trouble de personnalité antisociale. Enfin, l’absence totale de compassion envers la souffrance, le vide affectif dans ses relations interpersonnelles et l’absence de peur ainsi que le choix de s’exposer dans des situations risquées soulèvent une possibilité de diagnostic de psychopathie.
 
Son diagnostic final se lirait donc comme suit : trouble de personnalité mixte, narcissique et antisocial avec traits de psychopathie. Ceci implique que le dérapage nazi avec son cortège de violence et de cruauté ne peut pas être considéré comme un accident de parcours déclenché par un malade mental : il s’agit d’un projet longuement préparé qui a bénéficié d’un contexte favorable et qui a été piloté par un fanatique déterminé à atteindre des objectifs raciaux indéfendables par n’importe quel moyen.
 
La relation piégée entretenue par Hitler avec la nation allemande et les dirigeants européens
 
Pour donner un sens au dérapage nazi, il ne suffit pas d’examiner la santé mentale d’Hitler. Il faut aussi analyser le modèle relationnel dysfonctionnel que développa Hitler avec deux groupes d’interlocuteurs : la nation allemande et les dirigeants des pays d’Europe. Cette relation épouse le modèle d’un escroc à large échelle. À la différence du voleur qui n’entretient pas de relation avec sa victime, l’escroc tente de s’allier à celle-ci pour mieux l’exploiter. L’escroc offre initialement à sa victime un contact agréable et tente de la convaincre qu’il peut l’aider à réaliser ses projets tout en dissimulant ses intentions véritables.
 
Cette relation fut donc essentiellement basée sur le mensonge et la tromperie. Rejetant le courant humaniste du siècle précédent, Hitler était convaincu que le plus fort a toujours raison. Avec un cynisme consommé, il manipulait ses interlocuteurs, soulignant de manière explicite que les gros mensonges étaient plus crédibles que les petits mensonges. L’historien William L. Shirer écrivait que, le 17 mai 1933, Hitler prononça devant le parlement un « discours de paix » qui demeure un chef d’œuvre de propagande mensongère, qui toucha profondément le peuple allemand et qui fit grande impression sur les autres nations. En réponse à un discours du président Roosevelt plaidant en faveur du désarmement et de la paix, Hitler affirmait le plus sérieusement du monde que la proposition du président des États-Unis était un rayon de réconfort pour tous ceux qui souhaitaient collaborer au maintien de la paix. Il ajoutait que l’Allemagne était absolument prête à renoncer à toute arme offensive et même à démobiliser toutes ses forces militaires, ainsi qu’à détruire la petite quantité d’armes restantes si les nations armées en faisaient autant.
 
Pour Hitler, le seul critère du bien et du mal était d’imposer la domination aryenne à n’importe quel prix, incluant la tricherie, les assassinats ou l’extermination de populations. Les traités qu’il signait avec les chefs d’état visaient purement son bénéfice : il déchirait les ententes signées de sa main lorsqu’un accord n’était plus utile. C’est ainsi que le 23 août 1939, Hitler signa en 24 heures un traité de non-agression avec la Russie. Moins de deux ans plus tard, soit le 22 juin 1941, il entrait en guerre contre la Russie en alignant entre la Baltique et la mer Noire le plus important déploiement militaire de l’histoire de l’Europe.
 
Avec la nation allemande, Le plan d’Hitler tombait en sol fertile. Humiliée par la défaite de la Première Guerre mondiale, écrasée par les paiements imposés par les alliés pour compenser les dommages de guerre, amputée de nombreux territoires, secouée par le chaos politique de l’après-guerre, minée par le chômage et les difficultés économiques, découragée par la grande crise de 1929, amputée de ses effectifs militaires qui faisaient son orgueil, l’Allemagne cherchait désespérément une porte de sortie. Et c’est exactement ce qu’Hitler lui offrait. Dès son accession au pouvoir en 1933, Hitler remit l’Allemagne au travail en investissant massivement dans les infrastructures préparant une action militaire majeure. L’abolition des syndicats et les faibles revenus octroyés aux travailleurs ne semblaient pas un prix trop élevé pour les Allemands qui se voyaient sortis du marasme politico-économique de l’après guerre. Ce qui était un objectif pour la nation allemande n’était qu’une première étape pour le Führer : Hitler préparait une guerre sans merci qui allait mettre le feu à l’Europe.
 
La faiblesse et la vulnérabilité de la nature humaine
 
Stanley Milgram, de l’université Yale, a réalisé une étude au début des années 1960 sur les éléments influençant le comportement lors de conflit entre l’autorité et la conscience individuelle. On faisait croire aux sujets observés qu’il s’agissait d’une expérience sur l’apprentissage par la punition et on avait placé derrière une vitre un présumé apprenant qui devait retenir des mots appariés sous peine de recevoir un choc électrique d’intensité croissante. Sous la direction d’un expérimentateur, les sujets devaient initier l’administration de chocs à 15 volts, puis ils devaient augmenter par paliers de 15 volts jusqu’à une puissance maximale de 450 volts.
 
L’acteur ne recevait aucun choc électrique mais il simulait une souffrance croissante et à partir de 150 volts, il suppliait le sujet d’étude de mettre fin à l’expérience. L’expérimentateur encourageait le sujet distribuant les chocs électriques à continuer, et à partir de 285 volts, l’acteur poussait des cris de souffrance créant chez le sujet un conflit entre l’obéissance à l’expérimentateur et sa conscience personnelle. Les résultats montrèrent que 62,5% des sujets étudiés utilisèrent l’intensité maximale de 450 volts lorsqu’ils étaient supervisés par un responsable, mais seulement 2.5% des sujets atteignirent ce plateau en l’absence d’un responsable.
 
Milgram avait demandé à 40 psychiatres de prédire les résultats de cette expérience et iI y avait un consensus sur la prédiction qu’aucun des sujets n’oserait utiliser la puissance électrique maximale. Cette recherche apporte un éclairage étonnant sur la perception que nous avons de la nature humaine. L’opinion des psychiatres experts démontrait une confiance irréaliste dans la force des convictions personnelles et une sous-estimation de facteurs situationnels comme la fragmentation des tâches, le besoin de conformisme social et les attitudes face à l’autorité. Nous portons tous dans notre nature des pulsions agressives susceptibles de s’éveiller dans des circonstances inhabituelles. Un matin, vous apprenez qu’un collègue de travail qui vit une séparation a assassiné sa conjointe ou ses enfants. Pourtant, c’était une personne sans histoire. Le barbare d’aujourd’hui est un visage perdu dans la foule qui, en toute probabilité, ignore lui-même son potentiel agressif.
 
Le conditionnement remarquable des troupes SS mérite une attention particulière. Bousculant les valeurs traditionnelles de la nation allemande, Himmler réussit à substituer celles-ci par d’autres valeurs faisant la promotion de la torture et de l’extermination en masse justifiées par l’objectif de créer une race supérieure épurée de ses contaminants et capable d’imposer un ordre mondial. Les SS avaient un devoir d’obéissance absolue et n’étaient pas tous des psychopathes, plusieurs d’entre eux provenant de l’aristocratie. Les changements induits dans la conscience morale de ces hommes montraient un certain degré de permanence. Martin Davidson raconte que sa famille a gardé secrète pendant cinquante ans l’appartenance de son grand-père aux troupes SS. Il écrivait : « Voilà pourquoi ma sœur et moi avons senti qu’il fallait comprendre ce à quoi Bruno croyait. C’est là que réside toute l‘horreur du nazisme dont la principale abomination n’est pas seulement son militarisme ou sa soif de guerre mais aussi et surtout que le système avait décidé que les valeurs plaçant l’humanité au centre de tout sont des valeurs faibles, corruptrices et dépassées. Il était indispensable de les éradiquer pour le bien du peuple, du Volk. La conception du monde des nazis utilisait la science pour briser la vie. Elle utilise la rationalité pour souscrire à l’irrationnel. Elle fit du meurtre de masse non seulement la conséquence mais l’objectif final de sa philosophie. Pendant vingt-cinq ans, notre grand-père a été l’esclave de ces idées, convaincu de leur profonde vérité. »
 
On retrouve aussi le rôle de la passivité de la nature humaine. À titre d'exemple, suite aux persécutions juives en Allemagne et en Autriche, le président des Etats-Unis Franklin Roosevelt convoqua une rencontre internationale à Evian, en France, du 6 au 16 juillet 1938, dans le but de venir en aide aux réfugiés juifs fuyant le nazisme. Trente-deux pays participèrent à cette conférence mais les résultats furent décevants. La République Dominicaine fut le seul pays à ouvrir ses portes à un nombre important de Juifs, les autres se contentant de justifier les difficultés les empêchant d’accueillir des réfugiés, tout en témoignant de la sympathie envers les victimes persécutées. Hitler ridiculisa les participants à cette conférence. Dans un discours prononcé au congrès de Nuremberg le 12 septembre 1938, il se moqua des démocraties qui blâmaient les Allemands de vouloir se débarrasser des Juifs mais qui se montraient incapables de faire la charité en leur ouvrant les portes. Albert Einstein voyait juste lorsqu’il écrivait : « Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire ».
 
Les dangers du pouvoir
 
On s’étonne de l’étendue du pouvoir qu’Hitler concentrait dans ses mains, lui qui n’a jamais obtenu le support de la majorité des Allemands. Lors d’une élection quatre mois avant sa nomination comme chancelier, le parti nazi remportait à peine 33% du suffrage populaire. On doit attribuer son pouvoir à des minorités très actives comme les SA et les SS qui assurèrent tour à tour son ascension politique, puis l’application d’une répression cruelle et brutale des opposants. Le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale a bien sûr rallié la population derrière Hitler mais il s’agit s’un geste défensif utilisé par toutes les nations lors d’un conflit. Hitler fut un politicien extrêmement doué et son magnétisme puissant lui permit d’obtenir l’appui inconditionnel de nombreux collaborateurs qui endossèrent avec fanatisme l’idéologie d’Hitler sur la supériorité raciale aryenne et sur l’objectif de créer une race de seigneurs susceptible d’imposer un ordre mondial. Au procès de Nuremberg, Ribbentrop avait confié au psychiatre Kelly et au psychologue Gilbert l’importance du lien qui le rattachait au Führer : « Même si je suis emprisonné pour le procès de ma vie, si Hitler entrait dans cette pièce et me commandait n’importe quoi, je lui obéirais immédiatement  sans aucun égard aux conséquences ». C’est ainsi qu’on doit attribuer à la brutalité et à la violence des troupes SA son ascension politique et au fanatisme et à la cruauté des troupes SS l’exécution des tâches les plus répugnantes à exécuter.
 
On change peu avec les années. L’étudiant brouillon devint un homme d’état très désorganisé. De la même façon qu’il étudiait les matières qui l’intéressaient et délaissait celles qui l’ennuyaient, il préférait la politique extérieure et la conduite de la guerre à la gestion intérieure de l’Allemagne à laquelle il consacrait relativement peu de temps. Endormi par des somnifères, il se levait vers onze heures le matin, prenait un déjeuner avec ses secrétaires puis il consacrait au plus quatre ou cinq heures par après-midi pour rencontrer des invités ou pour donner des consignes verbales – rarement écrites – à ses subordonnés. Puis il se retirait dans ses appartements jusqu’au diner qui était suivi du visionnement de un ou deux films. La soirée se prolongeait tard dans la nuit dans le salon par un monologue d’Hitler en présence des habitués de son cercle intime qui croulaient de fatigue.
 
Son puissant magnétisme lui permit de recruter des collaborateurs fanatiques et ingénieux qui jouèrent un rôle de premier plan dans la nazification de l’Allemagne. Sans le sens de l’organisation de Martin Bormann qui consignait tous les ordres et les discours du Führer, la gestion interne de l’Allemagne aurait été chaotique. Sans le génie de la propagande de Goebbels, Hitler aurait eu beaucoup de difficulté à substituer les valeurs traditionnelles en Allemagne par une idéologie anti-humaniste et raciste. Sans la réorganisation des forces policières et la création de la Gestapo par Göring, la répression des opposants et de l‘opinion publique aurait été moins efficace. Sans la mise sur pied par Himmler d’un programme d’entraînement et de conditionnement à un protocole d’obéissance absolu aux ordres, Hitler aurait rencontré beaucoup de résistance dans l’exécution des tâches les plus cruelles et sordides de son programme racial. Sans Albert Speer, il n’aurait pas pu stimuler l’imaginaire des Allemands par des manifestations aussi grandioses et spectaculaires lors des réunions politiques. Tous ces hommes devinrent des courroies de transmission pour Hitler qui disposait ainsi d’un pouvoir absolu, sa parole ayant force de loi.
 
Impossible de prédire notre comportement si nous étions confrontés au nazisme
 
Le modèle basé sur l’interaction entre l’escroc et sa victime explique la popularité d’Hitler après son accession au pouvoir. Les gains initiaux comme le retour de la fierté de la nation allemande, la récupération des territoires perdus après la Première Guerre mondiale et la revanche devant l’humiliation du traité de Versailles permettaient aux Allemands de marcher à nouveau la tête haute. Ceux qui n’étaient pas dupes de cette manœuvre et qui voyaient le précipice approcher furent réduits au silence par une répression brutale et implacable. Dans l’Allemagne nazie, les forces policières ne protégeaient plus le citoyen du pouvoir mais elles faisaient alliance avec le pouvoir contre le citoyen.
 
La vulnérabilité de la nature humaine porteuse de pulsions de vie et de mort apparaît dans les situations extrêmes. Nous ne prenons pas vraiment conscience de l’importance des pulsions agressives qui nous habitent et qui peuvent émerger de manière inattendue dans des situations de stress important. Ceci explique qu’un citoyen banal, sans histoire, se transforme d’un jour à l’autre en meurtrier qui assassine ses enfants ou sa conjointe suite à une rupture de couple. Dans notre nature, la cloison qui sépare le bien et le mal, l’amour et la haine apparaît bien mince.
 
Hitler a fait une démonstration sans équivoque de la fragilité de la nature humaine chez qui des changements radicaux du système de valeurs peuvent être induits par des interventions utilisant des techniques de conditionnement et des personnes saines d’esprit peuvent être programmées de manière durable à devenir des bourreaux exécutants les ordres les plus cruels sans hésitation et sans remords.
 
Nous voudrions mettre une distance entre les nazis et nous-mêmes, et nous rassurer par la prétention que nous aurions agi différemment dans des circonstances semblables. Malheureusement, les évidences soutiennent le contraire. Dans l’état actuel des connaissances, il est impossible de prédire notre comportement si nous étions confrontés à des événements comparables au dérapage de la civilisation provoqué par Hitler et le nazisme. Les comportements humains représentent souvent des réponses automatiques reposant sur des croyances subconscientes, orientant notre perception de la réalité. Mais la véritable nature humaine se révèle dans les situations extrêmes. En dehors de ces circonstances, l’homme demeure un inconnu qui ne finit pas de nous étonner par ses comportements imprévisibles.

Le Vériteur

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LEFORT MD Paul

Je suis un médecin de famille qui a exercé sa profession pendant 40 ans et je suis retraité depuis 4 ans. La psychiatrie et la nature humaine ont toujours suscité chez moi un intérêt marqué. J'ai enseigné la psychiatrie pendant 20 ans à des résidents en médecine familiale. La véritable nature ...
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