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Face au meurtre de notre fille, l’inaction de la justice

Thème : Justice, Société
Publiée le 19/02/2014 |
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Notre fille a été assassinée le 27 avril 2007 mais justice ne lui a pas été rendue : depuis sept ans, l’enquête piétine.

Mise à jour du 11 juin 2015 : dans l’attente d’un nouveau témoignage

 
Depuis l’année dernière et la reprise de l’enquête, les choses n’ont pas beaucoup évolué. La juge d’instruction ne nous tient pas au courant directement mais on sait qu’ils ont repris l’enquête depuis le début. Une nouvelle équipe d’enquêteurs a d’ailleurs repris le dossier il y a quelques mois.
 
Le but est de trouver un nouvel élément qui permettra de conclure cette affaire. On ne compte pas trop sur de nouvelles analyses scientifiques, mais il est toujours possible qu’un nouveau prélèvement ou une nouvelle technique permette d’apporter un éclairage. Mais la clef pour nous, ce sur quoi on compte vraiment, ce serait un nouveau témoignage. Quelqu’un doit forcément savoir quelque chose.
 
Du côté des médias, l’affaire a été reprise par l’émission « Non élucidé » le 7 juin et par « Crimes » en direct le 8 juin. L’enchaînement a été une coïncidence, mais se replonger dans cette affaire a été très éprouvant pour les parents de Gaëlle. On sait qu’il y a vraiment eu un lien de cause à effet entre la reprise de l’affaire par les premiers médias et la reprise de l’enquête mais, maintenant que tout a recommencé, il n’y a plus qu’à attendre.

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Mise à jour du 17 juillet 2014 : l’enquête a repris

 
A la suite de l’ouverture de notre page Facebook, de la publication de notre article sur maVéritésur et d’un reportage de France 3 Normandie, nous avons été convoqués par la juge d’instruction d’Evreux. Elle nous a confirmé que le dossier allait être repris en main et nous a clairement fait comprendre que c’était grâce aux médias. Nous avons donc bien fait d’en parler !
 
Aujourd’hui, l’enquête a repris. Officiellement, nous n’avons pas de détails sur les investigations mais nous savons que certaines personnes ont été réauditionnées ou replacées en garde à vue. Aujourd’hui, ils ne peuvent pas recueillir davantage de preuves scientifiques. Ce qu’on attend, c’est donc un témoignage.
 
De notre côté, les actions et la médiatisation de l’affaire continuent. Nous avons organisé une marche blanche le 26 avril dernier (voir vidéo) et des reportages ont été diffusés dans les émissions « Crimes » et « Les cicatrices de la justice ».

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Retrouvez la Vérité des parents de Gaëlle, telle qu'ils la racontaient en février 2014


Le drame de notre vie débute le 27 avril 2007, date à laquelle un assassin nous prive de notre fille Gaëlle, alors âgée de 21 ans, nous laissant, ses parents, proches et amis, dans la peine la plus profonde, un vide immense, une colère et une incompréhension inqualifiables. Aujourd’hui, près de sept ans plus tard, la justice n’a toujours pas été rendue et l’enquête piétine. Voici le récit du drame et de notre errance juridique.

 

Le 27 avril 2007 : le drame

 

Gaëlle était une jeune femme adorable, belle et pétillante, qui se consacrait à sa future vie professionnelle et à son couple formé depuis presque trois ans : elle venait d’ailleurs de concrétiser cet amour par une installation avec son compagnon, à Saint-Germain-la-Campagne dans l'Eure.

 

Le soir du 27 avril 2007, nous nous inquiétons de ne pas avoir de nouvelles de notre fille de toute la journée. Je (son père) décide donc de me rendre à son domicile. Un membre de ma famille m’y conduit et nous sommes rejoints sur place un ami de Gaëlle. Disposant d'un double des clefs, je rentre dans le logement et découvre le corps de ma fille, sans vie et partiellement dénudé. Je ne comprends pas tout de suite le drame qui s'est joué quelques heures auparavant : ma vision s'est posée sur ma petite princesse et a omis l'horreur présent autour d'elle.

 

66 coups de couteau

 

Mais il n’y a rapidement plus de doute quant au drame qui s'est abattu sur notre famille et la violence avec laquelle notre fille nous a été arrachée : dans la nuit du 26 au 27 avril 2007, Gaëlle a été assassinée, lardée de 66 coups de couteau. Au moment des faits, son compagnon était absent, en déplacement professionnel à plusieurs centaines de kilomètres.

 

Le soir même, une équipe de la police scientifique de Seine Maritime relaye le travail de la gendarmerie locale déjà déployée sur les lieux. La présence de ces derniers n'a pas facilité le relevé scientifique car leurs nombreux va-et-vient ont pollué l’appartement. D’autant plus que le lieu du crime avait déjà été partiellement nettoyé par le ou les meurtrier(s) à l'aide d'un nettoyant ménager.

 

Des traces d’ADN

 

Plus de 600 personnes sont entendues et des tests ADN sont effectués. Les relevés de ces derniers révèlent quatre ADN différents sur le jogging de Gaëlle : le sien, celui de son compagnon et ceux de deux autres personnes. Six mois plus tard, un proche voisin de Gaëlle, âgé de 22 ans, est interpellé, son ADN confondu avec l’un de ceux trouvé sur le jogging.

 

Son témoignage est confus et ses déclarations incohérentes. Il indique, par exemple, ne pas connaître Gaëlle et son compagnon alors qu’il a été en classe avec elle pendant plusieurs années et habite à côté de chez eux. Il est mis en examen et incarcéré. Après 19 mois de préventive, il sera finalement relâché sous contrôle judiciaire.

 

L’enquête au point mort

 

Depuis ce jour, notre colère gronde : la justice ne semble prendre en considération ni le calvaire de notre fille ni notre peine. Voilà sept ans que l'enquête a débuté et pas moins de six juges d'instruction se sont succédés sur ce dossier. Lorsque le tribunal de Bernay a fermé, le dossier a été transféré – dans un désordre incroyable – à celui d’Evreux où il est passé entre les mains de cinq juges (suite à des mutations, etc.). Dans le lot, deux n'ont rien fait, rien ordonné. Une juge n'a même pas ouvert le dossier pendant toute la durée de son poste ! Sachant qu'il faut six mois pour prendre connaissance d'un dossier comme celui de notre fille, faites le calcul.

 

Cela fait trois ans que nous n'avons pas été reçus par un juge d'instruction. Nous n’avons reçu aucune réponse à aucun de nos courriers – recommandés pour la plupart – ou à ceux de notre avocat, Maître Vigier, depuis de nombreux mois.

 

Pour que notre petite étoile puisse reposer en paix

 

Aujourd’hui, nous voulons faire connaître le calvaire de notre fille et notre impuissance face à l’immobilisme de la justice : nous voulons que l'instruction avance. Que font les enquêteurs ? Depuis plusieurs mois, personne ne daigne répondre à nos interrogations… On ne peut tout de même pas massacrer quelqu'un en toute impunité !

 

Nous voulons que justice soit rendue à notre fille, que le ou les coupables de cette tragédie soient arrêtés et condamnés, que la justice mette les moyens nécessaires sur ce dossier pour ne pas laisser des criminels en liberté… pour que notre petite étoile puisse reposer en paix.

 

N’hésitez pas à rejoindre la page Facebook « Hommage à Gaëlle, que justice lui soit rendue » et à signer notre pétition pour que l’instruction avance  !

Le Vériteur

Photo du Vériteur

FOSSET Sylvie et jean-paul

Nous sommes artisans pâtissiers à Orbec. Nous sommes endeuillés depuis la disparition de notre fille en 2007.
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